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La mouvance, phénomène majeur de la culture médiévale, déroute le lecteur moderne habitué à la stabilité (relative) de l'uvre imprimée. Au Moyen Âge, l'auteur reste le plus souvent une figure évanescente dont la part de responsabilité est difficile à établir, car son texte, transformé et déformé par les interventions des copistes, change d'un manuscrit à l'autre. Il varie au rythme des dialectes et au fil des siècles, alors que la langue elle-même évolue, passant de l'ancien français au moyen français (XIVe-XVIe siècles). |
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Copiste représenté dans un
manuscrit du XIIIe s., d'origine allemande Jean Glenisson (dir.), Le livre au Moyen Age, Paris : Presses du CNRS, 1988, p. 57. |
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Cerquiglini (Bernard), Eloge de la variante. Histoire critique de la philologie, Paris : Seuil (Des travaux), 1989.Corbellari (Alain), Joseph Bédier, écrivain et philologue, Genève : Droz, 1997, chap. XII : "Problèmes d'édition".
Febvre (Lucien) et Martin (Henri-Jean), L'Apparition du livre, Paris : Albin Michel (Bibliothèque de lEvolution de l'Humanité), 1999 (19581), chap. VIII, 1 : "Du manuscrit au livre imprimé".
Martin (Hervé), Mentalités médiévales, XIe-XVe siècle, Paris : PUF (Nouvelle Clio), 1996, chap. VI : "Le temps".
Zumthor (Paul), "Intertextualité et mouvance", Littérature 41 (1981 : Intertextualités médiévales) 8-16.
Etienne Pasquier, Les Recherches de la France, éd. par M.-L. Demonet & alii, Paris : H. Champion, 1996, vol. III, pp. 1518-1520.Chrétien de Troyes, Le Chevalier de la charrette, éd. et trad. par Ch. Méla, Paris : Le Livre de Poche (Lettres gothiques), 1992.
Conon de Béthune, Chanson III, éd. par A. Wallensköld, Paris : Champion, 1968.
François Villon, Poésies complètes, éd. et trad. par Cl. Thiry, Paris : Le Livre de Poche (Lettres gothiques), 1991.
