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1668

Charles de Saint-Évremond, Lettre à Anne Hevart

Plaidoyer pour le Tartuffe de Molière

Dans une lettre à A. Hervart datant d'avril 1669, Saint-Évremond prend la défense du Tartuffe en reprenant l'argument de la correction des vices par la représentation théâtrale :

Je viens d'achever de lire Tartuffe : c'est le chef-d'œuvre de Molière, je ne sais comment on a pu en empêcher si longtemps la représentation : si je me sauve, je lui devrai mon salut. La dévotion est si raisonnable dans la bouche de Cléante qu'elle me fait renoncer à toute ma philosophie, et les faux dévots sont si bien dépeints, que la honte de leur peinture les fera renoncer à l'hypocrisie. Sainte piété, que vous allez apporter de bien au monde !

éd. R. Ternois, Paris, Marcel Didier, 1967, t. I, p. 199.


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