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Réalisation: Catherine.Flutsch janvier 2006 |
UNE COMEDIE TAOISTE
"Aussi sonne, sent sur un
fil les ondes, les ombres se déversant,
elle. Aussi au lever et au lever et au coeur de
l'éclair se tend, sans sens, sans
histoire." UnTropPeu-,
Prologue UnTropPeu-, c'est,
justement, l'histoire de JeuneVieuxFou. D'un
conteur. D'un héros local et d'un papillon.
Entre deux battements d'ailes, tous se croisent,
s'opposent, improvisent et finalement se
complètent, avec comme uniques
témoins, spectatrices et complices, deux
rangées de chaises - blanches. Paradoxe pour
le seul fil rouge d'une pièce qui se refuse
- et c'est un comble - qui se refuse à
expliquer. Le seul? Peut-être que non.
Loin du traité entomologique ou d'une
quelconque apologie de la folie, UnTropPeu-
oscille pourtant entre les extrêmes -
jeunesse et vieillesse, masculin et féminin,
comédie et tragédie. Dans son
désir tour à tour de construire puis
de réduire à néant un sens qui
nous échappe, elle se refuse toujours
à trancher et trouve finalement son
équilibre au sein même de leur
réconciliation. Il y a là,
peut-être, un peu de Lear, de taoïsme et
de jeux d'enfant. Non sans violence. Non sans
magie. Non sans humour. Alors, UnTropPeu-
certes, mais un trop peu - de quoi? Certainement
pas du plaisir qu'il y a à
redécouvrir un langage, notre langage, dans
ce qu'il a de libre, de ludique et de non
conventionnel, alors même que souvent on
cherche à tout comprendre, à tout
maîtriser - un peu trop. Joëlle
Richard
Aussi sonne, sent sur un
fil les ondes, les ombres se déversant,
elle. Aussi au lever et au lever et au coeur de
l'éclair se tend, sans sens, sans histoire.
L'indicible se transforme dans la lumière,
reprise par des voix affairées, elles,
battant des ailes dans une inspiration du regard.
Chaque nuance encline, une magie faisant songeuse,
puis sourire, puis rire en cascades. L'eau roule,
seule, elle court, approche
Car les langages qui se
parlent sur une scène de
théâtre doivent chercher les trous et
les ouvertures plutôt qu'accepter la triste
fermeture du pouvoir. La pièce propose
donc deux suites d'histoires : puis : Des histoires, mais des
histoires qui se rient de la
linéarité, tout en cherchant leur
ligne de force, une ligne tout sauf
linéaire, qui ne se trouvera, si elle se
trouve, que lors des répétitions qui
transformeront le texte en pièce de
théâtre. Roelof
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