Et vous, lectrice, lecteur d’«Allez savoir!», que pensez-vous du magazine?

 

A mi-février, l’institut M.I.S. Trend a effectué un sondage auprès de 300 personnes abonnées à ce magazine. Malgré un nombre de parutions annuelles fort restreint (3), vous nous êtes fidèles et vous nous connaissez bien.

Et vous, chère lectrice, cher lecteur, êtes-vous satisfaits de ce que vous découvrez, trois fois par année lorsque vous feuilletez Allez savoir!? C’est notamment pour répondre à cette question que le Rectorat de l’Université de Lausanne a contacté ce printemps l’institut de sondage M.I.S. Trend. Il s’agissait de vérifier auprès d’un échantillonnage représentatif de 306 lecteurs (152 étudiants, 50 enseignants et 104 lecteurs extérieurs) &endash; choisis parmi notre fichier d’abonnés contenant plus de 16’000 noms &endash; que ce magazine de vulgarisation scientifique parvient bel et bien à piquer votre curiosité.

 

Les résultats de ce sondage &endash; effectué par téléphone entre le 16 et le 20 février 1998 &endash; confirment en les affinant les indications positives que vous nous donniez jusque-là, notamment au travers du courrier que certains lecteurs ont eu la gentillesse d’adjoindre à leur demande d’abonnement &endash; ces dernières varient entre 150 et 250 selon les numéros (le dernier exemplaire d’Allez savoir! avec Titanic en page de couverture a très bien «marché»).

Notoriété et taux de pénétration

Vous êtes 97% à con-naître Allez savoir!, ce qui est à la fois normal, puisque la question a été posée à des abonnés, et rassurant puisque les étudiants et enseignants de l’Université de Lausanne (UNIL) le reçoivent «malgré eux», sans en avoir préalablement fait la demande. Cela signifie en tout cas que le magazine ne passe pas immédiatement à la poubelle dès son arrivée dans vos boîtes aux lettres.

Quant au taux de pénétration (obtenu en posant la question «combien de numéros d’Allez savoir! avez-vous lus depuis que vous le recevez?»), il est de 71%. Un chiffre, nous dit-on chez M.I.S., comparable à ceux qu’obtiennent des magazines romands en vente dans le commerce.

 

Près de 50 minutes de lecture

Ceux qui lisent Allez savoir! y consacrent beaucoup de temps, en moyenne 49,7 minutes par numéro! Mais pas à la suite. L’étude M.I.S Trend montre en effet que vous reprenez Allez savoir! 2,5 fois en mains en moyenne. Ces chiffres augmentent sensiblement chez les lecteurs qui ne sont ni étudiant ni enseignant à l’UNIL : ces abonnés «extérieurs» consacrent en effet plus d’une heure (64,2 minutes en moyenne) à la lecture du magazine de l’Université de Lausanne.

La lecture d’Allez savoir! n’est pas un plaisir solitaire: vous prêtez visiblement vos numéros à vos proches, puisque l’enquête montre que chaque exemplaire du magazine est feuilleté par 2,2 personnes en moyenne (chiffre qui passe à 3,2 lecteurs pour ce qui est des exemplaires distribués hors de la communauté universitaire). Ce qui, compte tenu du tirage, nous vaut une audience qui oscille entre 45 et 50’000 lecteurs.

Un Allez savoir! pour tous

A qui est destiné Allez savoir!? Selon le sondage M.I.S. Trend, nos trois catégories de lecteurs sont toutes persuadées que la revue leur est prioritairement destinée (un sentiment partagé par 92% des étudiants, 87% des enseignants et 64% du grand public).

 

Une indication qui, avouons-le, nous réjouit, puisqu’elle salue notre tentative de rendre accessibles les savoirs savants aux différents corps qui constituent la communauté universitaire mais aussi, mais surtout, à l’extérieur de la haute école.

Fans d’histoire

Qu’est-ce qui vous intéresse dans Allez savoir! et dans le dernier numéro paru en particulier? D’après l’enquête M.I.S. Trend (voir page ci-contre), vous déclarez vous intéresser à l’histoire (74%) et aux sciences (74%), comme à la médecine (70%). Suit un deuxième bloc composé des sujets universitaires (70% dont 28% de passionnés), les interviews (66% dont 18% de passionnés), l’économie (57% dont 18% de passionnés) et les actualités universitaires (59% dont 14% de passionnés).

 

Arrive enfin un dernier groupe où le nombre des globalement désintéressés est supérieur à celui des globalement intéressés : il comprend notamment l’éditorial (réd.: en choisissant l’histoire comme sujet d’édito dans ce numéro, nous tentons d’inverser la tendance. Si cela ne suffit pas, nous vous parlerons de Leonardo DiCaprio la prochaine fois...).

Enfin, 54% d’entre vous se passeraient encore des pages centrales consacrées à la coopération entre les deux universités (l’enquête ne dit pas si vous êtes peu réceptifs au fond &endash; la collaboration &endash; ou si c’est le graphisme différent qui vous rebute), et surtout, vous avez un véritable blocage avec le droit (62% des lecteurs avalent ces pages de travers).

 

Le Titanic bat Davel d’une courte tête

Ces goûts se retrouvent dans les choix de lecture que vous avez effectués dans le dernier numéro : vous avez ainsi préféré vous plonger dans l’article sur le Titanic (lu entièrement par 57% des lecteurs et parcouru par 26%). Ce sujet bat le major Davel d’une courte tête (taux de lecture : 55% entièrement / 22% partiellement). Suit un bloc de quatre composé de l’hibernation (38% / 24%), de l’interview du prof. A. Bergman portant sur l’économie (36% / 26%), de l’article sur la grippe (29% / 31%) et de l’édito sur Davel (35% / 22%).

Si l’enquête sur le Dieu obscur n’a pas déplacé des foules (41% de taux de lecture), le traitement du sujet n’est pas en cause, puisque c’est l’article qui connaît le taux de lecture partielle le plus faible (17%). Enfin la rubrique «ce qu’ils en pensent» ferme la marche (13% / 22%).

S’il fallait tirer une synthèse de ces chiffres pour constituer le sommaire d’Allez savoir! en recherchant un «audimat» maximum, nous dirions qu’il faut vous proposer des sujets historiques, avec une bonne dose de science et de médecine. Et si possible liés à un film américain bourré d’effets spéciaux... Voyons... «Jurassic Park», peut-être?! (réd.: c’était le sujet de couverture du numéro 9 d’Allez savoir!).

 

Des articles plutôt que des interviews, s.v.p.

Sur le plan formel, vous appréciez nos pages de couverture : 40% d’entre vous trouvent qu’elles donnent très envie de lire le magazine, et 32% admettent que leur curiosité est ainsi titillée. Vous préférez très nettement lire des articles (plébiscités par 71% des personnes sondées), loin devant les interviews (21%) et les infos sur l’université (11%).

A noter que l’interview comme les actus parus dans le numéro 10 contiennent des taux de lecture bien supérieurs à ces chiffres. Explication possible : si le sujet vous tente, vous êtes prêts à vaincre cette réticence.

 

Intéressant, varié, instructif et bien écrit

Vous êtes 51% à trouver le contenu d’Allez savoir! tout à fait intéressant (pas du tout : 5%). 50% le trouvent très varié et instructif, 46% le trouvent très facile à lire et 57% reconnaissent des qualités d’écriture à la rédaction (pas du tout : 3%). La preuve que le mariage de l’écriture journalistique et du sérieux scientifique est admissible par la communauté universitaire et plébiscité par le grand public. Sachant qu’Allez savoir! a été imaginé à partir de ce postulat, c’est là l’une des statistiques les plus rassurantes de ce sondage M.I.S. Trend.

Mêmes statistiques positives pour ce qui est de la présentation : Allez savoir! est tout à fait / assez agréable à lire (93%), d’un bon format (92%), bien mis en page (92%), clair (90%) et bien illustré (89%).

En revanche, vous êtes 35% à nous trouver peu axés sur le monde extérieur (ce qui est assez logique pour un magazine qui parle d’abord de recherches effectuées à l’université), et, résultat qui nous donne davantage matière à réflexion, vous êtes 44% à penser que nous ne parlons pas vraiment de vos préoccupations (pourtant, même au pire moment de l’épidémie, notre article sur la grippe vous a refroidis, comme le montrent les chiffres cités préalablement).

 

Allez savoir! bien noté

Si, comme à l’école ou aux examens, vous deviez mettre une note à Allez savoir!, elle serait en moyenne de 7,6 sur 10. A noter que les étudiants sont les plus sévères (7,4), devant les lecteurs externes à l’UNIL (7,8), et que ce sont les enseignants qui nous attribuent la meilleure note (7,9).

Par ailleurs, 64% d’entre vous seraient déçus si Allez savoir! devait disparaître (à l’extérieur de l’UNIL, ce pourcentage monte même à 77%, dont 31% qui seraient très déçus).

Favorable ou très favorale?

Quant à l’image que donne Allez savoir! de l’UNIL, vous êtes 88% à penser qu’elle est favorable. Cependant, vous n’êtes que 22% en moyenne à estimer qu’elle est «très favorable». Un résultat que Mme Marie-Hélène Miauton, directrice de M.I.S. Trend, qualifie de «bon, mais pas exceptionnel». En tout cas de «perfectible».

Si l’on regarde dans le détail, on s’aperçoit que l’évaluation de la contribution d’Allez savoir! à l’image de l’UNIL varie beaucoup selon les types de lecteurs : là encore, ce sont les étudiants qui sont les plus sévères dans l’attribution de la mention «très bien»: 15% d’entre eux estiment que l’image donnée est très favorable, contre 22% des enseignants. Mais c’est encore hors de ses murs que la contribution d’Allez savoir! à l’image de l’UNIL est la mieux perçue, puisque 32% des lecteurs extérieurs trouvent qu’il s’agit d’une très bonne carte de visite pour la Haute Ecole.

Du service, s.v.p.

Corollaire de ce qui précède : nombre d’entre vous seraient prêts à payer (en moyenne 4 francs par numéro pour recevoir ce magazine, et 11% des lecteurs payeraient même plus de 10 francs). Cela étant, nous perdrions instantanément 33% de nos lecteurs si nous devenions un journal payant. Ce qui se traduirait par une baisse aussi sèche des revenus publicitaires (sans parler de la perte d’audience.)

En marge de ce sondage est encore apparu un intérêt marqué, quoique minoritaire, pour des informations de type «service». Nous tentons dès ce numéro de répondre à cette préoccupation en développant la rubrique «formation continue». Vous trouverez désormais une information régulière et détaillée sur ces cours &endash; par ailleurs largement accessibles &endash; ainsi que sur les dates et les personnes à contacter au cas où cela vous (re)donnerait l’envie de venir vous asseoir quelques heures sur un banc d’université.

Ce sondage M.I.S. Trend a enfin montré que, pour la grande majorité, vous nous lisez non seulement avec attention, mais depuis longtemps. Nombre d’entre vous nous suivent depuis le début. Et vous êtes nombreux, au moment de quitter l’université, à nous écrire pour vous assurer qu’Allez savoir! vous suivra dans votre nouvelle carrière. Merci de votre fidélité.

Axel Broquet et Jocelyn Rochat

 

Retour au sommaire