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fait 1Mo
Ours,
lynx et loups sinstallent en Suisse Romande. Exotique? Pour nous
oui, pas pour nos ancêtres qui ont longtemps côtoyé
ces animaux avant de les éradiquer au XIXe siècle.
Des
loups qui sattaquent à des chevaux et des vaches, en plus
des moutons, des chèvres et du gibier
Des loups épaulés
par des lynx et surtout par des ours
Le tout en Suisse romande.
Est-ce de la science-fiction? Est-ce lavenir tel que limagine
le Conseil dEtat valaisan au moment où les loups, les lynx
et probablement bientôt les ours sont de retour? Pas du tout. Cétait
tout simplement le quotidien de nos ancêtres qui ont cohabité
avec ces grands prédateurs durant des siècles. Une histoire
reconstituée par un jeune historien qui a étudié
cette houleuse cohabitation.
Attaques à Martigny
«En
1744, dans la région de Martigny, il nest plus possible de
laisser les chevaux aux pâturages, tant les attaques sont nombreuses»,
explique Alexandre Scheurer, licencié en histoire de lUniversité
de Lausanne qui a consacré un mémoire, prochainement publié,
à lhistoire de la chasse et de la faune en Valais du Moyen
Age au XIXe siècle.
Cet exemple est
certes extrême, mais il permet de comprendre pourquoi les Valaisans
ont essayé depuis le XVIe siècle de se débarrasser
complètement de ces prédateurs quils perçoivent
comme des concurrents.
Avant dy arriver,
dans la seconde partie du XIXe siècle, ils auront vu les loups
sen prendre à de grands animaux comme les vaches et les chevaux,
mais aussi, de façon moins spectaculaire, à nombre de moutons
ou de chèvres. Ces derniers sont également victimes du lynx
et même, notamment entre août et octobre lorsquil accumule
des graisses en vue de lhibernation, de lours. Mais le plantigrade
diversifie les plaisirs. Il lui arrive ainsi de cueillir des fruits dans
les vergers ou de glaner des céréales.
La chasse aux fauves dans le pays de Vaud
Dans
le canton de Vaud, les problèmes sont comparables. Patricia Raymond,
licenciée ès lettres de lUniversité de Lausanne,
le montre dans son étude sur la chasse aux fauves dans le pays
de Vaud. Elle a ainsi relevé quen 1800, un ours a tué
ou blessé en trois semaines une dizaine de vaches dans la région
de Bière. Dans le Jura vaudois, ce sont cinq bovidés par
nuit qui sont agressés par les plantigrades. A Nyon, en 1838, des
loups ont enlevé quatre veaux et deux porcs.
Les agriculteurs
ont donc des raisons den vouloir à ces animaux, même
si certains dommages leur sont attribués à tort, alors quils
sont le fait de chiens. Mal tenus la nuit par leur maître ou vivant
en meutes, ils sattaquent notamment aux moutons, comme cela arrive
encore fréquemment aujourdhui, avec les mêmes erreurs
dattribution.
Pas dindemnisation, pas de statistique
Les
méfaits réalisés par ces différents prédateurs
sont toutefois difficiles à recenser précisément
: «Comme les paysans lésés par ces animaux nétaient
pas indemnisés, il nexiste aucune statistique
»,
sourit lhistorien lausannois. Mais lon peut néanmoins
évaluer les conséquences pour les éleveurs : «Mis
en rapport avec les biens modestes des paysans, les dommages sont souvent
considérables, explique Alexandre Scheurer. Une famille, selon
un exemple de 1715, possède une demi-génisse, une vache,
la moitié dun veau, une demi-truie et la moitié de
ses deux petits, deux chèvres et une poule. Quun loup passe
par là et tue deux bêtes, et cest la catastrophe!»
Lhomme et les prédateurs sont encore concurrents dans la
chasse au gibier. En Valais et dans dautres régions alpines,
et contrairement à limage une peu caricaturale que lon
se fait du Moyen Age, les paysans ont eu très tôt le droit
de chasser sur les terres de leurs seigneurs. Avec bien sûr quelques
restrictions et lobligation de remettre au suzerain ou à
son représentant les parties les plus nobles de lanimal,
par exemple la tête et les pattes de lours, lépaule
ou les cornes du bouquetin. Lhomme, le loup, le lynx et lours
se retrouvent ainsi sur le même terrain, tous à laffût
des chevreuils, cerfs ou chamois.
Pas dhomme dévoré
La
compétition entre ce dernier et les grands prédateurs sexerce
donc sur tous les terrains, mais leurs affrontements directs ne sont jamais
le fait des animaux: Alexandre Scheurer na pas retrouvé de
récits dhommes dévorés, si ce nest une
histoire de rapt denfant volé par un loup, guère documentée.
Les villageois, du moins certains dentre eux, savent quau
fond, ils ne risquent rien. Un érudit valaisan écrit par
exemple en 1812 : «Heureusement pour lhomme quil (ndlr
: le loup) ne se risque pas à lexcès de lattaquer!»
Il existe bien sûr
quelques victimes de ces animaux. Mais les deux à trois personnes
tuées (par un ours et, cas exceptionnel, par un lynx) lont
été au cours de chasses, alors que lanimal était
blessé. «Pourtant, explique Alexandre Scheurer, la haine
est tenace, particulièrement à légard du loup,
entouré dès lAntiquité par divers mythes, et
très fortement associé au Mal, au Diable.»
A la chasse, mais sans empressement
Comment
nos ancêtres se sont-ils protégés de cette concurrence
animale? Par la chasse essentiellement, mais pas toujours avec lardeur
que lon suppose. Les paysans se font parfois tirer loreille
lorsquil sagit de passer à lacte : les risques
sont réels, du moins dans le cas de lours, et les résultats
aléatoires. «Il existe trois formes différentes de
chasse pour ces animaux, précise Alexandre Scheurer. Deux sont
obligatoires et pas rémunérées, donc peu enthousiasmantes
pour des paysans mal armés.»
La première
est organisée par les comtes et ducs de Savoie, puis par lévêque
de Sion et les Haut-Valaisans dans leurs seigneuries du Bas-Valais. Les
paysans ont lobligation dy participer avec entrain et de bien
tenir leur rôle (fermer le passage à la bête). Si les
villageois travaillent avec un zèle insuffisant, ils encourent
une amende. Tout comme lors des battues menées par les autorités
de leur commune. Dans ce cas, on considère la participation des
paysans comme une corvée, un service rendu à la communauté.
Chaque foyer a le devoir dy envoyer un homme. Reste enfin le troisième
cas de figure : le paysan est volontaire et se met spontanément
en uvre, soit parce quil a été personnellement
lésé par la présence dun de ces animaux, soit
parce quil espère toucher une prime.
Trois mois de salaire pour une peau de loup
Car,
dès 1501 en Valais, de largent a été versé
aux chasseurs de ces prédateurs. Le montant des primes, à
lorigine plus élevé pour les ours que pour les loups
et les lynx, évolue au XVIIIe siècle : désormais,
la récompense versée pour un plantigrade sera généralement
inférieure à celle des autres prédateurs, car, de
plus en plus rare, il commet aussi moins de dommages. «Au début,
les tarifs unifiés sont fixés par le Parlement du pays (Diète),
explique Alexandre Scheurer. Cela change en 1675 : dès lors, chaque
commune rétribue les chasseurs un peu en fonction de ses moyens
et des dégâts du moment. Au XVIIIe siècle, il arrive
que les primes senvolent, jusquà atteindre le prix
dune vache.»
Au XIXe siècle,
on retrouve en principe un tarif unifié : 12 puis 16 francs pour
lours, 16 puis 24 francs pour le lynx et le loup. Mais chaque district
peut proposer une prime additionnelle. Entre Monthey et Saint-Maurice
par exemple, une des régions les plus touchées, les autorités
versent 120 francs supplémentaires pour la capture dun loup
en période destivage. Une gratification qui représente
trois mois de salaire pour un gendarme!
Les chasseurs de primes
Ces
rémunérations élevées «constituent une
motivation importante pour les chasseurs», relève Patricia
Raymond dans son étude. Certaines communes valaisannes se sont
associées et paient une quote-part pour chaque prise sur leur territoire,
ce qui leur permet doffrir une somme plus importante et donc de
susciter des vocations.
Pour toucher leur
dû, ce qui ne va pas toujours sans mal puisque certaines autorités
tardent à payer, les chasseurs doivent fournir la preuve de leur
succès, par exemple la patte avant droite pour un ours (dont la
chair se mangeait!). Certains, pour augmenter leurs revenus, font aussi
la tournée des villages en montrant la dépouille de lanimal,
dans lespoir que la population leur versera quelque don en nature.
Des armes rudimentaires
Si
les sources sont peu précises sur lidentité des chasseurs
(paysans du cru, commerçants ambulants, artisans, voire fonctionnaires),
Alexandre Scheurer a tout de même réussi à en savoir
un peu plus sur les modalités de la chasse. Les armes sont parfois
rudimentaires : pieux, fourches ou outils divers pour des attaques qui
ressemblent à un corps à corps. «Le piégeage
a également été utilisé très tôt,
que ce soit pour les ours ou pour les loups, précise Alexandre
Scheurer. On trouve évidemment des fosses, parfois agrémentées
de techniques plus subtiles. Un exemple : si le prédateur touche
à un appât, il met en branle un mécanisme et se retrouve
assommé par une pierre».
Les classiques pièges
à mâchoires, qui se referment sur une patte de lanimal,
sont également utilisés depuis des siècles. Plus
tard se sont généralisés lempoisonnement («Suivant
les ordres de sa noble Seigneurie Baillivale qui ordonne de mettre en
uvre tous les moyens pour détruire les loups(
) on a
trouvé quil convenoit
de faire faire des sossissons empoisonnés pour estre remis aux
Communes (
)», et le fusil, peu efficace dans ses débuts.
Un cercle vicieux
Chasseurs
pas toujours enthousiastes à la perspective de chasser des bêtes
dangereuses, techniques de chasse moins sophistiquées quaujourdhui,
comment nos ancêtres se sont-ils débarrassés de ces
prédateurs alors quen lan 2000, un professionnel armé
dun fusil à lunette peut être ridiculisé durant
des mois par un loup? «De nombreux facteurs expliquent cette disparition,
répond Alexandre Scheurer. On peut citer lintensité
de la chasse qui leur est faite durant des siècles, lamélioration
des armes à feu, ou simplement le développement démographique
que connaît le Valais au XIXe siècle. Il implique une emprise
croissante sur les territoires de ces animaux, ainsi quune plus
grande concurrence avec lhomme pour la chasse du gibier. Plus globalement,
il faut parler dun véritable cercle vicieux dont la seule
issue était la disparition complète de ces prédateurs,
résultat quasiment atteint vers 1870.»
En puisant dans le gibier (bouquetins, cerfs, chevreuils, chamois) comme
dans un garde-manger, lhomme a en effet privé les carnassiers
dune partie importante de leurs ressources. Devant la difficulté
à chasser le gibier, les prédateurs se sont rabattus sur
les troupeaux de plus en plus systématiquement (ce que le loup
peut faire même en période dabondance de nourriture);
ces pertes ont accru la haine des villageois à leur égard,
et renforcé leur désir de les éradiquer. Dès
lors, la disparition du loup, du lynx et de lours était inévitable.
Les Valaisans ont protégé le loup
Pourtant,
dès le milieu du XVIe siècle, les autorités valaisannes
ont tenté de faire uvre de gestionnaires. Elles ont perçu
le déclin du «gibier utile» et tenté de protéger
la faune en interdisant la chasse de plusieurs espèces : le bouquetin
et le cerf durant un siècle par exemple, ou lensemble du
gibier durant un à trois ans. Des mesures qui auraient pu éviter
au lynx ou à lours bien nourri dans la forêt la tentation
de se servir dans les troupeaux, et ainsi diminuer la concurrence entre
lhomme et ces prédateurs. Mais, ne serait-ce que parce queux
aussi devaient bien manger quelque chose, les chasseurs nont guère
respecté ces lois. Sonia Arnal
Nos ancêtres et leurs croyances sur le monde
animal
En
Valais comme dans dautres régions alpines, la bonne connaissance
du milieu naturel qui permettait aux chasseurs de capturer aisément
le gibier nétait pas incompatible avec des superstitions
parfois cocasses. Ces diverses croyances, souvent héritées
de lAntiquité et ravivées à la Renaissance
par la redécouverte de Pline lAncien, étaient très
largement répandues dans toutes les couches de la population. Elles
portaient notamment sur des animaux comme le bouquetin, le loup ou la
marmotte. Florilège ci-contre.
Le bouquetin
Longtemps, le bouquetin
a été «lanimal pharmacie». Chez lui, tout
était bon à prendre ou presque. Sa corne pouvait être
pilée et consommée pour lutter contre les crampes et les
coliques, ou creusée pour servir de gobelet. Lustensile servait
de test pour détecter les boissons empoisonnées. «Malheureusement,
on nen sait pas plus sur la façon de procéder, ni
sur la façon dont le gobelet était supposé signaler
la présence du poison», précise Alexandre Scheurer.
On citera encore los présent dans son cur qui servait
de talisman, une partie de sa cheville aux vertus aphrodisiaques, le sang
séché mélangé au vin pour guérir la
pleurésie et les calculs rénaux. «Selon un texte cité
par un auteur de 1940, les crottes de bouquetin ramassées le 17e
jour de la lune étaient déclarées efficaces contre
les douleurs dues aux sciatiques. Il suffisait de les appliquer sur les
parties du corps touchées par la maladie.»
Le cerf
Les bois du cerf
étaient utilisés, en tout cas au XVIe siècle, pour
débarrasser lhomme des vers qui le parasitent. «Pline
dit que le cerf est capable de manger des serpents, explique le jeune
historien lausannois. Lusage particulier décrit ici constitue
vraisemblablement une évolution de cette légende.»
La libellule
Bien que la libellule
ne possède pas de dard, on croyait sa piqûre dangereuse pour
lhomme, voire mortelle. «Est-ce par analogie physique avec
les guêpes ou les abeilles?, se demande Alexandre Scheurer. Toujours
est-il que longtemps, la perspective dêtre piqué a
été très inquiétante pour lhomme.»
Le loup
Souvent associé
au renard, le loup est lanimal de la sorcellerie, du diable. On
entend ses cris lors de processions diaboliques au fond des ravins ou
près des torrents. «Certains loups étaient supposés
laisser des empreintes tantôt dhumains, tantôt de canidés,
signe quun sorcier sy cachait», explique Alexandre Scheurer.
La marmotte
La viande
de marmotte était prisée pour ses qualités anesthésiantes
(lors daccouchements difficiles) et soporifiques (à utiliser
lors dinsomnies). «Selon le principe danalogie qui prévaut
souvent pour expliquer lusage thérapeutique des animaux,
la marmotte qui dort tout lhiver était supposée avoir
des vertus endormissantes et engourdissantes», raconte Alexandre
Scheurer. Selon le même principe, lhuile dours et de
marmotte, animaux qui résistent à lhumidité
du sol tout lhiver, était réputée pour lutter
contre les rhumatismes.
La chouette
Parfaitement
inoffensive, la chouette était suspecte aux yeux de nos ancêtres.
«Beaucoup danimaux nocturnes avaient mauvaise presse, et plus
largement toutes les bêtes qui ne sont pas directement «utiles»
à lhomme», raconte Alexandre Scheurer. Faire tourner
le lait des vaches ou diminuer leur production, annoncer une mort prochaine,
enlever des enfants ou des chasseurs sont autant de méfaits attribués
à certains oiseaux ou rapaces. Ces superstitions nont pas
toutes disparu : «Jai eu loccasion de voir une chouette
clouée sur une porte de cabane», assure lhistorien.
Cétait dans les années 80, et dans le canton de Vaud
S.A
Alexandre Scheurer fait rimer la nature avec la
photo et lhistoire
Bien
que Lausannois, Alexandre Scheurer, 29 ans, a passé des heures
à laffût du moindre animal, et ce dès son plus
jeune âge. Pourquoi cette passion? «Aïe! Question difficile!
Cest comme demander à quelquun pourquoi il aime la
musique. Je pense que cela correspond chez moi à quelque chose
de très profond. Peut-être que je suis particulièrement
sensible au charme dêtre près dun arbre à
humer des odeurs, ou de me laisser réchauffer par les premiers
rayons du soleil après une nuit glacée à la belle
étoile.»
Avec
une partie de sa famille originaire du Chablais valaisan, il passe toutes
ses vacances à la montagne. Son grand-père pratique lalpinisme
et la lui fait découvrir. Cest en partie à ces séjours
et escapades quil fait remonter son intérêt pour lornithologie.
Dès lâge de dix ans, jumelles au cou, il a appris en
autodidacte à observer les oiseaux. «Petit à petit,
je me suis mis à les dessiner à lencre de chine, à
les peindre à la gouache.» Non sans un certain talent, puisquau
milieu des années 90, cest lui qui dessine une partie des
panneaux didactiques (sur les canards) que la commune de Préverenges
installe au bord du lac. «Mon intérêt pour les mammifères
sest développé plus tard, vers 14-15 ans, parce que
je passais déjà beaucoup de temps dans la nature. Même
si je me suis formé seul dans ce domaine, les ouvrages de Robert
Hainard ont été très importants: ils mont fasciné
et donné lenvie den savoir plus.»
Ce
goût pour les volatiles et les mammifères mène vite
Alexandre Scheurer hors de Suisse. La Camargue, le Maroc et lEspagne
pour les oiseaux, lItalie et lEx-Yougoslavie pour les loups
et les ours, dans des conditions de confort relatives : «Ce dernier
voyage était assez mouvementé. Avec un copain, jai
passé presque cinq semaines dans les montagnes sans me laver, pour
vous donner une idée de lambiance.» Depuis 1992, il
a troqué le pinceau contre lappareil photo. Il ramène
de ses périples une série de clichés qui constituent
une partie de ses archives, principalement dévolues aux Alpes et
aux milieux humides de Suisse.
Sil
a hésité à devenir ingénieur forestier («mais
après divers stages, jai réalisé que le côté
gestionnaire ne me correspondait pas vraiment») et ne sest
jamais imaginé en biologie, il essaie maintenant de vivre de la
photographie: «Les débuts sont assez difficiles, mais cest
normal. Le rêve serait de vivre de reportages photo et de recherches
historiques sur la faune, la flore et le monde rural, comme je lai
fait pour le Valais, et détendre cette activité à
dautres régions.»
Lhistoire,
découverte au gymnase par lintermédiaire de deux enseignantes
enthousiasmantes, est finalement devenue un sujet détudes
à lUniversité de Lausanne. Le goût de la nature
est-il bien compatible avec de longues années enfermé dans
un bloc de béton? «A priori, je suis plus à laise
avec des bergers, des paysans ou des montagnards. Mais jai aussi
bénéficié à luni de rencontres avec
des profs qui mont insufflé la passion de lhistoire.
Ils mont amené à entrevoir des choses que je ne soupçonnais
même pas.» Son mémoire de licence a ainsi permis à
Alexandre Scheurer de concilier deux passions, en étudiant l«Histoire
de la faune et de la chasse en Valais sous lAncien Régime
(avec aussi le Moyen Age et le XIXe s.)». Une recherche qui le conduit
aujourdhui à la parution dun livre et à la mise
sur pied dune exposition au Musée du Val de Bagnes. S.A.
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