|
|
 |
Sommaire:
|
HISTOIRE: Des siècles
avant Harry Potter, des apprentis sorciers étudiaient
à lEcole des Alpes
|
| |
Le sabbat, une légende née
en Suisse |
| Les chasses aux sorcières de
Suisse romande |
|
VOS DROITS: Etudes: ce
que les parents doivent payer
|
| |
Ai-je droit à lobligation
dentretien si
|
| Ai-je droit à lobligation
dentretien même si
|
|
SCIENCES: Cerf et bouquetin:
La chasse assistée par ordinateur
|
| |
Presque disparus, bientôt en
surnombre |
|
INTERVIEW: "Nous
sommes dans une situation de marché religieux"
|
| |
Entretien avec le théologien de lUniversité
de Lausanne Roland Campiche
|
|
|
MEDECINE: Nous avons
un troisième cerveau, le cerveau abdominal
|
| |
Etudier le cerveau abdominal : mode
demploi |
|
SOCIETE: Les nouveaux
sports sont individuels, émotionnels et surtout dans
la rue
|
| |
Les villes envahies... |
| CE QU'ILS EN PENSENT:
Comment lordinateur va révolutionner lenseignement
|
| |
Entretien avec Maria Wentland Forte,
vice-recteur de lUniversité de Lausanne et professeur
extraordinaire dentreprise et technologies de linformation
à lEcole des HEC |
|
topLa collection complète d'«Allez savoir!»
EDITO:
Chères études
Autant
vous prévenir tout de suite: ce numéro d"Allez
savoir!" contient un brûlot qui va provoquer quelques
discussions animées autour de la table familiale, à
loccasion de la rentrée universitaire. Vous allez
découvrir un article consacré à un conflit
domestique aussi vieux que les études: la question des
sommes dargent que les parents doivent allouer à
leurs rejetons en cours de formation .
Une problématique épineuse que le droit suisse règle
sous lappellation pudique d"obligation dentretien".
Il règle. Pour une fois, le mot nest pas galvaudé.
Car, de jugement en jugement, le Tribunal fédéral
a élaboré une jurisprudence qui précise les
contours de cette "obligation dentretien" et qui,
par son souci du détail, va bien au-delà de ce que
lon pourrait imaginer dans la grande majorité des
familles où lon résout le problème
en bonne intelligence.
Quand il sagit dargent de poche, le Tribunal fédéral
(TF) fait figure de père généreux, lui qui
fixe le minimum vital dun étudiant à 1010
francs par mois. Osera-t-on lui réclamer un studio en plus?
On ose, mais le TF, soudain moins flexible, nentre en matière
que si la famille exerce une mauvaise influence sur sa progéniture.
Limite "papa poule", le TF peut encore forcer les parents
à se retrousser les manches quand il sagit de faciliter
les études de leur progéniture, lui qui a poussé
certains dentre eux à gagner davantage dargent
ou leur a demandé de renoncer à un travail à
temps partiel.
Tout cela pour assurer une formation que lenfant reste totalement
libre de choisir. Parce que, dans ce cas de figure, celui qui
paie ne commande pas, estime la loi suisse qui donne à
létudiant la possibilité dobliger ses
parents à lui offrir les études quil préfère,
y compris quand un exemple au hasard il entend faire
Sciences sociales alors que ses géniteurs le verraient
plutôt chef dentreprise comme papa.
Cest dire à quel point le jeune en formation bénéficie
de protections puissantes dans ce pays. La perspective est logique
dans une Suisse qui considère à juste titre que
la matière grise est sa seule matière première,
celle qui garantit son avenir. Elle lest moins pour les
parents qui auront beau jeu de rappeler que privés
dassurance maternité, peu soulagés en matière
fiscale, mal soutenus quand il sagit de payer des assurances
ou dencaisser des allocations ils sont les éternels
perdants financiers de laffaire.
Dans un pays qui ne cesse de vieillir, cette situation déséquilibrée
mérite que lon y songe. Avant quelle nincite
trop de parents à ne plus mettre au monde ces futurs étudiants
si bien encadrés.
Jocelyn Rochat
|
| top |
|