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Métamorphose des Facultés des sciences
et de médecine
La restructuration visant à donner naissance à une Faculté
des géosciences et de l’environnement et à une Faculté
de biologie et de médecine est une révolution comme l’Université
de Lausanne n’en avait pas vécu depuis un siècle.
Bénéficiant de la dynamique induite par la mise en œuvre
du programme Sciences-Vie-Société en partenariat avec l’EPFL
et l’Université de Genève et par l’introduction
du processus de Bologne, elle a su adapter deux pans fondamentaux de ses
structures d’enseignement et de recherche aux développements
de la science et de la société.
Géosciences
et environnement
«Entreprise
captivante et pionnière» comme le décrit Jean Hernandez,
son doyen, la création de cette nouvelle Faculté entend
répondre au besoin de la société de mieux comprendre
la place de l’homme dans son environnement.
Elle vise également à donner à ses
étudiants les compétences pour résoudre les problèmes
liés à la connaissance et à l’analyse du risque,
à la dynamique des systèmes urbains et au développement
durable.
Elle est le fruit de la réunion de l’Institut
de géographie de la Faculté des lettres et de la Section
des sciences de la Terre de la Faculté des sciences, composée
des Instituts de géologie et paléontologie, de minéralogie
et géochimie et de géophysique.
Elle dispose ainsi de compétences fortes en géographie (humaine
et physique) ainsi qu’en géologie et leurs diverses applications
environnementales.
Pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés, la
Faculté des géosciences et de l’environnement se dotera
rapidement d’un Institut de politiques territoriales et de l’environnement
humain et d’un Institut de géomatique et d’analyse
des risques. Un Observatoire de la ville et du développement durable
sera rattaché à l’Institut de géographie.
Ces développements se font en coordination étroite et dans
un esprit de complémentarité avec l’ensemble des Hautes
Ecoles de Suisse romande (EPFL et Universités de Fribourg, de Genève
et de Neuchâtel).
Par ailleurs, la création de cette Faculté renforce, par
l’ampleur du domaine scientifique abordé, l’Ecole lémanique
des sciences de la Terre qui associe les sections de sciences de la Terre
des Universités de Genève et Lausanne.
A l’étudiant de
choisir son horizon
Synthèse entre sciences de la nature et sciences humaines et sociales,
la Faculté des géosciences et de l’environnement fait
appel à d’autres Facultés de l’UNIL pour les
multiples facettes de son offre de formation. Après une première
année incluant un large tronc commun de deux ans, les étudiants
choisiront entre trois orientations de leur «Bachelor», selon
la terminologie adoptée par le processus de Bologne: géographie,
géologie ou géoscience et environnement. Ils pourront compléter
leurs études par un Master, dont la durée normale serait
de trois semestres, en études urbaines, en géographie, en
sciences de l’environnement, un Master de géologue ou un
Master d’ingénieur géologue.
Les diplômés ont actuellement le choix entre deux Diplômes
d’études supérieures spécialisées (DESS):
en Développement urbain durable, gestion des ressources et gouvernance
ou Développement durable des espaces et sociétés
à fortes contraintes; un diplôme d’études approfondies
(DEA) en sciences de la Terre – en partenariat avec l’Université
de Genève – et un certificat de spécialisation en
géophysique appliquée à la recherche de l’eau.
Tout est en place comme le confirme Jean Hernandez: «L’essentiel
est fait. A l’ouverture de la Faculté, les étudiants
auront des filières complètes et les enseignants nécessaires.»
Biologie
et médecine
Réunir la Faculté de médecine et la Section de biologie
de la Faculté des sciences de l’UNIL, c’est recentrer
autour du mystère de la vie – son origine, ses mécanismes
fondamentaux, son évolution et sa sauvegarde – des compétences
magnifiquement complémentaires. Un pari dont les perspectives scientifiques
sont d’autant plus prometteuses qu’elles sont appelées
à se développer en synergie étroite avec celles qui
sont propres aux Facultés des sciences humaines de notre Alma mater
et aux compétences technologiques et cliniques de nos voisins (Hôpitaux
universitaires lémaniques, EPFL, etc.).
Pour le Prof. Patrice Mangin, doyen de la nouvelle Faculté
de biologie et de médecine, cette démarche, unique en Suisse,
vient à point nommé pour « canaliser dans un réseau
de pensée cohérent des compétences allant de la recherche
fondamentale à la pratique quotidienne». Regroupant des instituts,
laboratoires de recherche et départements cliniques (ceux du CHUV)
détenteurs de savoirs et savoir-faire complémentaires, la
Faculté de biologie et de médecine (FBM) se veut le cadre
d’une collaboration interdisciplinaire renforcée. Bénéficiant
de la dynamique du programme Sciences-Vie-Société, elle
sera notamment le lieu d’ancrage de connaissances scientifiques
et de plates-formes technologiques partagées dans le domaine de
la génomique
et de la protéomique .
Réunis par la volonté de comprendre les processus qui permettent
à une cellule ou un organisme d’être ou de rester en
vie, des chercheurs d’horizons différents pourront ainsi
mieux dialoguer, mieux confronter leurs expériences et explorer
ensemble des pistes nouvelles. En fonction de leurs intérêts
de recherche, ils constitueront au sein de la FBM des pôles de recherche
thématiques qui s’ouvriront à des partenaires extérieurs
engagés dans des voies similaires (autres facultés de l’UNIL,
hôpitaux, EPFL, etc.); de tels regroupements favoriseront le développement
de la recherche «translationnelle», cette recherche qui questionne
la biologie fondamentale à partir d’enjeux écologiques
bien concrets ou de la pratique clinique quotidienne.
Pour tous ceux que le vivant
passionne
En termes de filières d’études, la FBM offre deux
voies de formation: l’une en biologie, l’autre en médecine.
La première voie est conçue selon les nouvelles exigences
de Bologne avec un tronc commun (180 crédits ECTS conduisant à
un Bachelor en biologie), suivi de trois options possibles pour le niveau
Master: biologie des populations, biologie cellulaire et moléculaire,
biologie médicale.
Côté médecine, le curriculum conduisant au diplôme
fédéral de médecin est actuellement en pleine réforme;
il prévoit une première phase de formation, incluant sciences
exactes et sciences humaines, suivie d’un enseignement de clinique
propédeutique puis d’une immersion progressive en milieu
hospitalier; le diplôme fédéral en poche, le médecin
peut alors opter pour une carrière de généraliste
(après deux ans minimum de vie hospitalière) ou pour une
spécialisation qui implique 6 ans de formation complémentaire.
L’horizon professionnel des diplômés de la FBM s’ouvre
sur un large éventail de possibilités incluant notamment,
outre la pratique médicale, des carrières dans la recherche,
la gestion de la santé ou de l’environnement, l’enseignement,
la création d’entreprise, voire la communication ou les assurances.
Des perspectives professionnelles passionnantes auxquelles se destinent
ceux qui rejoindront l’Ecole de biologie ou l’Ecole de médecine
de la FBM ainsi que ceux qui bénéficieront de son offre
de formation doctorale, postgraduée (certificats, DEA et DESS)
et continue.
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