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La Via Francigena, un autre regard sur les vignes du Dézalay

 
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Au Moyen Age, la Via Francigena était la grande voie de transit du Nord de l’Europe vers Rome. Cette «voie des Francs» était notamment parcourue par les marchands qui circulaient entre l’Italie, la France et l’Angleterre. Le même itinéraire, également appelé la Via Romea – la voie des «romei» –, était encore emprunté par les pèlerins qui se rendaient à Rome, à Jérusalem ou au Mont St-Michel. En cela, la Via Francigena diffère de Saint-Jacques-de-Compostelle qui a toujours été un parcours exclusivement destiné au pèlerinage. Si la Via Francigena a été progressivement abandonnée à la fin du Moyen Age, elle a été récemment relancée grâce à un manuscrit qui nous raconte le périple de Sigéric. Elu archevêque de Canterbury en 989, le religieux part d’Angleterre à pied pour Rome, afin d’y être investi par le pape Jean XV. Il nous a laissé une description de son voyage en Italie, et surtout de son retour en Angleterre qui décrit les étapes du parcours, parmi lesquelles se trouvent Besançon, Pontarlier, Orbe, Lausanne, Vevey, Versevey, Saint-Maurice, Orsières et Bourg-St-Pierre. On sait par ailleurs que les pèlerins médiévaux qui empruntaient la Via Francigena visitaient encore Romainmôtier, La Sarraz, Cossonay, Lutry, Villeneuve, Aigle, Martigny et l’hospice du Grand St-Bernard.


Les infos pratiques sur le tronçon Lutry-Chexbres


1. La tour Bertholo de Lutry

On a pu dire que cette tour «Bertholo », qui domine Lutry, devait son nom à la reine Berthe. Pourtant, le simple fait qu’elle soit ronde – au contraire des tours voisines de Marsens ou de Gourze – rend cette hypothèse caduque. La construction remonte plus probablement aux environs de 1220, une époque où l’évêque de Lausanne fait fortifier Lutry et d’autres bourgs, à cause de la menace venue de l’autre côté du lac, où les princes de Savoie convoitaient le Pays de Vaud.

Illustration: la tour des remparts


2. Montagny sur Lutry


Deux grosses maisons vigneronnes surplombent le Léman dans la région : Montagny sur Lutry et Montagny sur Villette. La première était précédée en ces lieux par un château dont on observe encore quelques restes. L’origine de cette forteresse est connue. Rodolphe III, le dernier roi de Bourgogne, très pieux et sans héritier, avait fait don de ces vignes aux moines de Lutry. Lesquels avaient entrepris, à cause de l’incertitude de l’époque, la construction de cette maison fortifiée au milieu du vignoble, pour abriter vignerons et récoltes.


3 . La maison de l'Hôpital de Fribourg, à Riex


Dans la partie centrale de Lavaux, deux bâtisses offrent un intérêt architectural remarquable. Ce sont les Bioux au-dessus d’Epesses et la maison de l’Hôpital de Fribourg, au-dessus de Riex. Construit pour résister aux assauts, cet édifice dispose de murs épais aux rares fenêtres. Il date probablement du XVIe siècle, une époque où les Bernois, nouveaux maîtres du pays, prennent possession des terres des moines et de l’évêque. Par la suite, ils revendront certaines parcelles à leurs alliés fribourgeois, notamment à l’Hôpital de Fribourg qui se porte acquéreur des lieux, afin de produire un vin apprécié sur les bords de la Sarine.


4 . La tour de Marsens


Cette tour suspendue dans le vignoble participe à la beauté saisissante du paysage qui s’offre aux passagers des trains qui débouchent soudain sur le Léman à la sortie du tunnel de Puidoux. L’évêque de Lausanne, Landry de Durnes, construisit probablement cet édifice pour servir de refuge aux moines. Ce grand bâtisseur fit don du domaine viticole au couvent d’Humilimont, fondé en 1137 par les sires de Marsens en Gruyères, mais garda la partie fortifiée qui prit alors le nom de tour de Marsens, bien qu’elle n’ait jamais appartenu au couvent.

 


5/6 . Dézaley d’Oron (Clos des Moines) et Dézaley de la ville de Lausanne (Clos des Abbayes)


Lorsque l’évêque de Lausanne décide de transformer ces terres incultes en vignes, en 1141, il s’adresse d’abord à l’abbaye de Hautcrêt près d’Oron, puis, l’année suivante, à celle de Montheron sur Lausanne. Ces deux abbayes appartenaient à l’ordre cistercien, dont les moines étaient réputés pour leur ardeur au travail. Toutefois, après un siècle ou deux, ces derniers cessent de travailler la terre eux-mêmes et se contentent de surveiller la vendange. Le nom de Dasleluy (Dézaley) apparaît au milieu du XIIe siècle. En 1536, Berne s’en empare, garde l’un des domaines et remet l’autre à la ville de Lausanne (qui est actuellement propriétaire de l’ensemble). La situation géographique se prête remarquablement à la production d’un vin de qualité qu est écoulé chaque année lors d’une vente aux enchères. A noter que le domaine dit Dézaley de la ville s’étend près du lac, alors que celui d’Oron est situé plus haut, du côté de Lausanne.

Source : IGUL / UNIL

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Liens Utile
http://www.francigena.ch/fra/welcome.shtml
http://www.bureaubenedetti.ch
http://www.viastoria.ch/ViaStoria_F.htm
http://www2.unil.ch/igul/


 

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