Sylvie Fischer, journaliste RP
Autant d'inventions protégées par des brevets, garantissant les droits de ceux qui les ont découvertes. Jusqu'à quand? Déjà, des organisations écologistes font de la résistance. Et une décision non publiée de l'office européen des brevets pourrait introduire des restrictions sur les brevets d'organismes vivants, plantes ou animaux. Les chercheurs eux-mêmes se disputent.
A l'Université de Lausanne,
Jean-Pierre Mach, professeur à l'Institut de biochimie, est
persuadé que les brevets sur le vivant sont <un mal
nécessaire>.
Son collègue Jean-Pierre Kraehenbühl
n'est pas de cet avis. Il explique pourquoi le brevet du vivant n'est à
ses yeux qu'<une imposture>.
Pour Ivan Cherpillod, professeur de droit, il s'agit d'un problème éthique "quantitativement mineur".
Denis Müller, professeur d'éthique quant à lui définit le portrait-robot des éthiciens selon le rôle que l'on entend leur faire jouer. Il en parle avec Jacques Diezi.
En février prochain, le groupe ERIE (Enseignement et Recherche Interdisciplinaire en Ethique à l'UNIL) organise un vaste débat sur ce thème.