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Les victimes du foot à la télévision


L'UNIL en une du "Blick"
 

Les victimes du foot à la télévision

Il fallait s'y attendre, l'article qui faisait la Une du dernier numéro d'«Allez savoir!»* a connu un gros retentissement médiatique. Les pronostics des cardiologues du CHUV qui craignaient la mort subite de plusieurs dizaines de téléspectateurs suisses durant les retransmissions télévisées de l'Eurofoot portugais ont été largement repris par nos confrères. Au point de faire la première page du «Blick» (275'275 exemplaires, 736'000 lecteurs).

L'événement est rare mais pas unique dans l'histoire d'«Allez savoir!», puisqu'un article consacré à la tentative de développement d'un vaccin anti-tabac menée à l'UNIL avait également eu les honneurs de la première page du quotidien zurichois, en novembre 2000. Mais à la différen-ce de la reprise de l'an 2000, celle de 2004 a donné lieu à une escalade des pronostics qui prête à sourire.

90 ou 150 morts?!
Au moment d'évoquer les recherches des cardiologues du CHUV, «Allez savoir!» annonçait que les cas de morts subites risquaient d'augmenter de quelque 60-% en Suisse romande durant l'Euro 2004. Et fondait cette alarme sur les effets (a priori comparables) des retransmissions télévisées du Mondial de foot 2002 qui avaient fait passer le nombre des décès inopinés de 38 à 62 durant cette période de l'année.

A partir de cette statistique, valable uniquement pour la Suisse romande et le Tessin, «L'Hebdo» a calculé que l'augmentation des cas de morts subites dans l'ensemble de la Suisse devrait être de 90 à 100 morts. Le même exercice, effectué par «Blick», aboutit à un pronostic de 150 victimes!

Quelle était la bonne estimation? «Il est encore trop tôt pour le savoir», répond le Dr Eugène Katz, l'un des cardiologues du CHUV qui a effectué la recherche en question. Le chercheur ne peut pas non plus dire si cette tentative de faire passer un message de prudence auprès des téléspectateurs a atteint son objectif. «Là encore, je n'aurai pas d'indications sérieuses avant décembre prochain.» A suivre donc.

Jocelyn Rochat

 

 
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