Jocelyn Rochat, journaliste RP
Paradoxe: alors que les jeunes européens rejettent violemment les habits
en peaux de bêtes, parce que ces vêtements sont sources de
souffrances pour les animaux et parce qu'ils représentent une trop
ostentatoire ascension dans la hiérarchie sociale, c'est tout de
même cette clientèle que les fourreurs (qui tenaient
récemment salon à Lausanne) doivent séduire pour survivre.
La fin d'une époque
<Il ne fait aucun doute que c'est la fin d'une époque pour l'industrie de la fourrure. Elle ne peut plus, dans la société actuelle, fonctionner suivant les modèles du passé et n'être qu'un signe de statut social et de richesse. C'est pourtant un matériau noble, très beau à travailler et biodégradable. Dans une société hantée par les problèmes de pollution et souvent lasse de la grande consommation, la fourrure a de grandes possibilités de survie si elle sait se servir des bonnes armes.>
En l'occurrence, il s'agit principalement de communication, mais encore d'une meilleure adaptation des produits à la demande, et enfin de la recherche de nouveaux marchés où la sensibilité des clients au bien-être des animaux n'est pas aussi exacerbée qu'en Europe.
Une opposition essentiellement citadine
Séduire des jeunes Européens récalcitrants
Sortir du ghetto <femme d'âge mûr>
Les nouveaux marchés
De Scandinavie à Hong Kong,
les fourrures passent souvent par la Suisse

Source de l'article:
L'industrie canadienne de la fourrure: enjeux et préconisations dans un contexte international, Annette Ribordy, Thèse présentée à l'Ecole des HEC, Lausanne, 1995
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