Un métier en pleine mutation
En 1983, la durée moyenne des études en Suisse jusqu'à la licence était de onze semestres. Cinq ans plus tard, cette moyenne n'a pas bougé. Contrairement à ce que beaucoup pensaient, on n'a constaté aucun rallongement des études. Idem pour les étudiants «éternels» (15 semestres ou plus): leur proportion était de 12,6% de l'effectif en 1983 contre 13,3% en 1988.
Les études ne se rallongent pas, mais les écarts entre universités romandes et alémaniques ainsi qu'entre les différentes branches sont importants: des durées moyennes de 13 semestres à Berne, Zurich ou Bâle alors que les unis romandes affichent 11 semestres ou moins. Exemple, un étudiant bernois en psychologie fera sept semestres de plus pour décrocher sa licence que son collègue genevois. Pour la sociologue Françoise Galley, chargée de recherche à l'UNIL et auteur de cette enquête de 1991 sur la durée des études*, «le problème, ce n'est pas la durée ou l'allongement des durées, mais les différences et les écarts entre les universités des deux régions linguistiques et les disciplines.»
Un étudiant plus âgé, intégré à une vie familiale et économique
«On ne sait pratiquement rien sur les étudiants»
Les années quatre-vingt sont terminées
Ne pas considérer les études comme un métier mène à l'échec
Le coût d'un étudiant n'augmente pas
Marché de l'emploi: légère détente, mais...
*Françoise Galley. «La durée des études dans les Hautes écoles suisses. Disparités et facteurs explicatifs.» In «Infos de politique scientifique», 1992, édité par le secrétariat du Conseil suisse de la science. Cette étude a été faite sur la base des données statistiques fournies par Thomas Meyer de l'Office fédéral de la statistique.
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