
Ayant fait assassiner son fils, le roi burgonde Sigismond, qui est encore devenu saint (voir ci-contre, en page 9), déchaîne la colère d'autres rois germaniques. Et par le jeu des liens familiaux, une série de raids vengeurs mettent le royaume à genoux.
Le successeur de Sigismond, Godomar, ne pourra empêcher la dislocation du royaume. Entre 523 et 534, les Francs qui ont à leur tête des rois mérovingiens vont conquérir les terres burgondes. Les Mérovingiens, qui se partagent les terres de Godomar, découvrent alors les signes d'une nationalité burgonde.
Les habitants du royaume se considèrent comme un peuple et veulent être considérés comme tels. "Le lent processus d'assimilation des Burgondes a quand même fini par donner des résultats", remarque Justin Favrod.

Ce n'est donc qu'avec le traité de Verdun (en 843) que la Burgondie fut définitivement partagée en deux parties par les Francs, et qu'elle ne fut, dès lors, plus jamais recréée.
"Sur les cendres du royaume naquirent encore plusieurs Bourgognes, mais elles n'avait plus rien à voir avec le royaume de Gondebaud", conclut l'historien.