A la recherche de Shakespeare

"Looking for Richard", brillante version documentaire de "Richard III", débarque sur nos écrans. Après d'illustres prédécesseurs, de Welles à Godard, Al Pacino, réalisateur et rôle-titre, nous fait partager sa passion pour Shakespeare.

A l'Université de Lausanne, la "Sun and Moon Company" a relevé, à son échelle, le même défi.

Mais, au fond, qu'est-ce qui ne cesse de nous fasciner dans l'oevre du dramaturge?

Othello, Hamlet, Macbeth, Henri V ou Richard III, les grands rôles du répertoire shakespearien font rêver les comédiens depuis quatre siècles... Au cinéma, Orson Welles et Laurence Olivier incarnèrent de mémorables Othello. George Cukor en tira une fable cruelle autour du dédoublement de la personnalité - son héros, l'acteur Anthony John, s'identifiant à Othello jusqu'à la démence. Macbeth eut la sauvagerie géniale de Welles, le ton grand-guignol de John Finch dans la version de Polanski.

Quant à Richard III, le plus marquant de ses interprètes demeure sans doute Laurence Olivier dans sa propre réalisation des années cinquante, aux côtés de John Gielgud et Ralph Richardson. Dernier en date, Al Pacino a troqué sa défroque de flic contre celle du monarque machiavélique, pour nous livrer une version toute personnelle de "Richard III", mise en abyme et micro-trottoirs à l'appui.

Dans "Looking for Richard", Al Pacino joue en effet son propre rôle, celui d'un metteur en scène qui cherche à monter "Richard III". Et qui s'interroge sur Shakespeare, sur ce qu'il nous a apporté et sur ce qu'il a encore à nous dire.

"On apprend Shakespeare en le jouant"


"Au théâtre, la notion de travail collectif est essentielle"

"Shakespeare a réussi à humaniser les mystères de l'existence"

Le "Roi Lear" de Godard

Véronique Zbinden



Last modified: 7.10.1996