Pour un chercheur suisse, s'associer à un projet du PCRD de l'Union Européenne est une occasion féconde de participer à un vaste espace d'échanges et de coopération scientifique. C'est aussi avoir accès aux grandes installations européennes, à un savoir-faire de haut niveau et atteindre, par le nombre de chercheurs impliqués, une masse critique considérable. C'est encore bénéficier d'un financement extérieur à l'UNIL et au Fonds national: au total, pour la période 95-98, un pactole de 12 milliards d'ECU!

Ouvert à la communauté scientifique et aux PME, le 4e PCRD consacre près de 90% de son budget à la recherche proprement dite, le solde permettant d'encourager, notamment, le transfert de technologie et la mobilité des chercheurs.

Depuis 1985, la Suisse prend part aux programmes européens sur un mode restreint. Les participations suisses aux projets acceptés par Bruxelles sont financées par l'OFES (Office fédéral de l'éducation et de la science). Inconvénients liés à cette situation: c'est à l'Union Européenne seule qu'il revient de fixer les priorités des PCRD. D'autre part, provenant d'un "pays tiers", les Helvètes doivent trouver au minimum 2 partenaires européens et ne peuvent coordonner de projet.

Ces conditions ne rebutent toutefois nullement nos chercheurs. En mai 1996, en effet, on dénombrait près de 1300 participations suisses à quelque 1200 demandes soumises à Bruxelles.

Si les thèmes choisis ne coïncident pas toujours avec les priorités de l'UNIL et encouragent la recherche expérimentale au détriment du fondamental, les chercheurs lausannois sont néanmoins associés à une soixantaine de requêtes dont 14 ont été acceptées, pour un montant total de 3,6 millions de francs: 7 en biomédecine, 4 en biotechnologie, 1 en agriculture, 1 en fission et 1 en télématique.

Le prochain PCRD couvrira la période 1999-2002 et devrait susciter un intérêt encore accru. Plate-forme d'information, d'appui et de contacts, l'Euro-guichet de l'UNIL sera sans doute fort sollicité ces prochains mois.

Des écus pour l'Euroguichet!

Chaque haute école suisse bénéficie d'un Euroguichet financé par la Confédération dont la mission est de favoriser l'accès aux programmes européens de recherche et d'éducation.

A l'UNIL, il est rattaché aux Relations internationales du Rectorat. "Outre son engagement au service des PCRD et d'ERASMUS, explique la responsable, Anne-Emmanuelle Uldry, il pourrait prochainement se voir assigner de nouvelles tâches: participation au lancement de SOCRATES et prestations aux institutions extra-universitaires. Cela impliquerait un réajustement financier. Des négociations sont actuellement en cours avec l'OFES."

Les chercheurs de l'UNIL engagés dans le 4e PCRD

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Last modified: 7.10.1996