
Ces extrémistes morts d'avoir vu le fascisme partout
Aux yeux de ceux que l'on appellera dès lors "la bande à Baader", la lutte armée est devenue le seul moyen de combattre le capitalisme et l'impérialisme américain.
Inspirée des méthodes révolutionnaires sud-américaines, la Rote Armee Fraktion (RAF) tentera d'appliquer dans les villes les méthodes de guérilla. En vain.
Le lundi de
Pentecôte 1996, dans un commissariat de police de Freiburg
in Brisgau, la tête du dernier dirigeant
présumé du groupe terroriste allemand "Fraction
Armée rouge" (RAF) vient de tomber.
Un témoin l'a reconnu, ils étaient à l'école ensemble, l'homme s'appelle Christoph Eduard Seidler.
Ce dernier des Mohicans, 38 ans, accusé du meurtre d'un banquier en 1989 lors d'un attentat à la bombe, était discrètement retourné vivre à quelques centaines de mètres du domicile familial.
Dans le même temps, une militante des premières heures de la RAF, Birgit Hogefeld, 40 ans - accusée notamment du meurtre en 1977 du patron des patrons allemands, Hanns-Martin Schleyer - entendait son jugement devant le tribunal de Francfort: prison à vie.
La fin de la "Fraction Armée rouge"?
En fait,
l'heure de la RAF, qu'on appelait plus communément "la
bande à Baader", du nom de son principal meneur, avait
déjà sonné en 1972, explique Ami-Jacques Rapin, auteur d'une
thèse à la Faculté des Sciences Sociales et
Politiques de l'Université de Lausanne intitulée
"Généalogie stratégique de la guérilla
urbaine: La Gauche prolétarienne et la Rote Armee Fraktion
face à la question de la prise d'a d'armes" (thèse
qui sera bientôt publiée).
Michel Beuret , journaliste RP
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