Mariage civil ou religieux:

et si on offrait le choix?


par Sylvie Fischer, journaliste rp

 

Les cérémonies du mariage, civile et religieuse, seront bientôt examinées par le Conseil des Etats. Ce cénacle envisage de mettre un terme à l'obligation faite aux futurs époux de se présenter devant un officier d'Etat civil &endash; ou pétabosson &endash; avant de passer devant le pasteur ou le curé. Bonne ou mauvaise idée? Les juristes et sociologues de l'Université de Lausanne, que nous avons interrogés, sont très partagés

 

Aujourd'hui, il est encore impossible de célébrer une union à l'église sans s'être tout d'abord mariés à l'Etat civil. Le Conseil des Etats propose de biffer cette obligation des textes de loi. Des concubins pourraient dès lors se marier religieusement, sans pour autant devenir des époux au sens du Code civil.

Pour le professeur de droit de la famille Suzette Sandoz

et le sociologue de la religion Roland Campiche,

tous deux de l'Université de Lausanne (UNIL), il s'agit d'une idée dangereuse qui risque de semer la confusion dans les esprits. Ils s'en expliquent ci-dessous.

L'historien du droit Jean-François Poudret, lui aussi chercheur à l'UNIL, estime pour sa part que l'on pourrait être plus libéral : «Pourquoi ne pas laisser aujourd'hui aux époux la liberté de célébrer leurs unions civiles et religieuses dans l'ordre qui leur plaît?»

Débat, avant la prise de position du Conseil national sur ce projet, attendue pour décembre prochain.

 

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