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10 - 16 mars

Retour au sommaire des numéros du semestre
Vaincre la tuberculose
Regards sur l'Algérie
Le surfeur de la semaine / Brèves
Le péplum ou le cinéma aux sources de son histoire
Sociologie sur le terrain
Réglement des assistants cuvée 1998
Un ange gardien pour les laboratoires de l'UNIL


Vaincre la tuberculose

La tuberculose frappe 10 à 15 fois plus les habitants des pays pauvres que les Suisses. Afin de soutenir un programme national de lutte antituberculeuse (PNT) au Bénin et de sensibiliser les médecins à la nécessité de poursuivre le combat, le docteur Jean-Pierre Zellweger donnera le 11 mars une conférence au CHUV.

La tuberculose, en régression continue chez nous, touche actuellement un peu plus de 700 habitants. Par contre, dans les pays en voie de développement, elle atteint entre 10 et 15 personnes sur 10'000.

La Ligue pulmonaire suisse (LPS) participe activement à la lutte antituberculeuse au Bénin où elle soutient depuis douze ans un programme national. Supervisé par l'Union Internationale contre la Tuberculose (IUATLD), le programme est régulièrement évalué par un groupe d'experts dont un représentant des pays donateurs (Suisse et Pays-Bas). En janvier, le docteur Jean-Pierre Zellweger, médecin-adjoint à la division de pneumologie du CHUV et représentant de la LPS s'est rendu sur place. Il explique: «au Bénin 2'437 cas de tuberculose ont été recensés en 1997, soit 4 cas pour 10'000 habitants, c'est peu par rapport aux pays environnants». Ce programme est l'un des plus efficaces d'Afrique, et sert de modèle à d'autres programmes nationaux. Si le taux de cas de tuberculose est relativement stable, le nombre total augmente en même temps que la population, surtout dans les villes où les conditions de prolifération du bacille sont réunies (promiscuité, pauvreté, mauvaises conditions sanitaires). «Une personne tuberculeuse non traitée peut contaminer un à deux individus par mois, et même bien davantage en cas de forte incidence du virus HIV», précise le pneumologue.

Un traitement médicamenteux rapide est la mesure la plus utile pour endiguer l'épidémie. La lutte antituberculeuse est parmi les programmes les plus rentables de lutte sanitaire. Le Bénin s'en est rendu compte et finance actuellement 64% du programme, contre 50% il y a douze ans.

«Néanmoins, conclut le Dr Zellweger, dans le meilleur des cas il faudra encore deux à trois générations pour venir à bout de la tuberculose au Bénin.»

A une époque où tout se négocie, y compris le séjour forcé dans un igloo des trois héros (ou zéros) randonneurs, les chercheurs bénéficient rarement des retombées de leurs découvertes. Mais rares sont ceux qui se lancent dans les longues et coûteuses démarches du dépôt de brevet!

Dans un article de l'édition de février du PME magazine, G. Clerc du CAST de l'EPFL indique que «sur 100 inventions, 10 obtiendront des brevets valables et une seule rapportera vraiment de l'argent». On est loin des 51 millions de dollars engrangés en 96-97 par l'Office of Technology licensing de l'Université de Stanford!

Mais l'avenir est en marche, grâce à des pionniers comme les professeurs P. Aebischer et B. Thorens qui ont fondé une entreprise d'une quinzaine d'employés, grâce aux rencontres et séances de réflexion sur le transfert de technologie qui se multiplient (la dernière en date le 5 mars par le groupe ERIE et le professeur N. Mermod).

Et voilà que la Confédération s'en mêle en créant un Réseau suisse de l'innovation! Bravo, M. Kleiber! Son objectif: le partage de compétences et le dialogue avec l'industrie et l'économie.

Après les efforts pour la formation continue et en attendant ceux pour rapprocher la science de la société, le moins que l'on puisse dire est que cette fin de siècle est bien chargée!

Nous vivons une époque formidable.

Tuberculose au Bénin, révision d'un programme national. J.-P. Zellweger. 11 mars, CHUV, salle de sem.

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Quel regard sur l'Algérie?

Domenico Carli à la tête de l'Atelier C met en scène «Notre mère, ou qu'est-ce que tu rêves, Mme Chause, de l'Algérie?» Une pièce de Pierre-Louis Péclat sur l'humanité massacrée par des intérêts fanatiques. Avec une musique de Sylvie Courvoisier.

«Ce que tu sais ne t'appartient pas, tu dois le donner, le transmettre» dit un proverbe nord africain. Or, l'Algérie nous confronte à un paradoxe: comment savoir ce qui s'y passe vraiment? Les gens sur place le savent-ils vraiment? Leur vision n'est-elle pas partielle ou partiale? Et d'ici, quel regard jetons-nous sur ce qui se passe là-bas? «En tant que metteur en scène, en tant que comédiens, nous ne pouvons pas nous contenter d'un regard médiatisé. Que faire alors?» s'interroge Domenico Carli.

Un regard oblique

C'est alors qu'il s'est adressé à son ami de longue date, l'écrivain Pierre-Louis Péclat, pour qu'il se penche sur la question. Ce dernier s'est livré «à un regard oblique qui ne peut être que partiellement juste.» Il s'est refusé à écrire une pièce documentaire, ou se lancer dans du théâtre engagé. C'est sûr, il s'est abondamment documenté, a lu des extraits de presse, des ouvrages sur l'Algérie, des témoignages vivants de réfugiés, d'émigrés... mais «uniquement dans le but de ne pas dire trop de bêtises» dit-il modestement... Ce qui l'a intéressé, c'est un travail sur l'humanité, sur l'homme, ses libertés, ses utopies. «C'est une pièce tragique, comme le serait une œuvre d'Euripide, avec l'homme manipulé par ses propres démons (alias les dieux). Mais elle n'est pas désespérée. Je n'ai pas voulu exprimer une résignation.»

Un texte dense

Mme Chause est un personnage qui vient d'ici, du nord de l'Occident, homme et femme à la fois, qui vit un rêve-cauchemar dans lequel apparaissent des créatures qui se réfèrent tour à tour à Dante ou à Virgile. «Nous suivons à travers les méandres de ce songe l'histoire d'Assia, une jeune femme révoltée, de Salim, sa mère, d'Ahmed, d'Ali et de Selim, de jeunes hommes en prise avec une réalité complexe qui se feront rattraper par les événements et d'Aisha, une jeune journaliste qui refuse de se taire. Mme Chause navigue dans des pérégrinations, essaie de comprendre une réalité qui lui échappe. Elle est l'image de la bonne conscience européenne.» Domenico Carli a choisi le blanc pour sa mise en scène, couleur neutre, «qui peut évoquer la folie ou le deuil. Le blanc, c'est aussi le trait d'union entre plusieurs pans de notre réflexion.» Et si le trait d'union entre le Nord et le Sud de la Méditerranée, c'était la mèr(e)?

Grange de Dorigny, 9-21 mars.

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Le surfeur de la semaine

Cette semaine, le Prof. Paul Beaud, de l'Institut de sociologie des communications de masse: «Je ne suis guère surfeur, plutôt braconnier. Je cherche des infos par mot-clé (nom d'un peintre, d'un musicien, d'un journal). Je conserve peu de signets, à quelques exceptions près: celui, interminable mais indispensable, qui permet l'accès direct au fichier de la Library of Congress: http://lcweb.loc.gov/cgibin/zgate?

Je suis fidèle au site de la Fondation Berger, qui propose des visites dans les trésors artistiques du monde entier: http://sgwww.epfl.ch/BERGER. Par intérêt pour la sociologie des sciences et des techniques, je consulte les nouveautés par la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris: http://www.cite-sciences.fr.»


Brèves

Etudier le leishmania

L'Association vaudoise des femmes diplômées des universités a octroyé une bourse de 3'000 francs à Séverine Monnerat, biologiste, qui effectue des recherches sur le leishmania. Ce parasite tropical qui occupe la 2e place des infections parasitaires mondiales peut provoquer la mort par surinfection. En choisissant Mme Monnerat, l'association espère contribuer ainsi aux progrés de la médecine dans le Tiers-Monde. (pr)

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Le péplum ou le cinéma aux sources de son histoire

Pour les sections d'histoire ancienne et d'esthétique du cinéma, l'interdisciplinarité se décline sur un ton ludique. Les Professeurs François Albera et Pierre Ducrey organisent un cours-séminaire sur le thème «L'Antiquité au cinéma» avec la collaboration d'Hervé Dumont, directeur de la Cinémathèque suisse.

Il s'agit de mettre en parallèle des faits historiques et leur transposition à l'écran. L'exercice est parfois aisé, comme dans le Scipione l'Africano de 1937 dont il est facile de repérer le substrat mussolinien. D'autres fois, il l'est moins. P. Ducrey a déjà tenté l'expérience en 1984. «Nous savions analyser les faits historiques, nous arrivions à dégager l'image de l'Antiquité dans le cinéma mais nous restions bien en deçà en ce qui concerne la narratologie et l'esthétisme. D'où l'importance de bénéficier de l'apport de F. Albera et de son équipe.» Le péplum est né avec le cinéma puisqu'en 1896, les frères Lumière produisaient un Néron essayant des poisons sur un esclave. Le film antique est le western européen, l'épopée des origines. Menacé par l'anachronisme et le kitsch, c'est un genre populaire souvent méprisé mais moins facile qu'il n'y paraît. Les organisateurs du cours se sont concentrés sur l'âge d'or du péplum, les années 50-60, et ont privilégié la qualité avec des films comme l'excellent Spartacus de Kubrick. Les séminaires accompagnés de projections auront lieu les jeudis après-midi au Centre audiovisuel. Les séances sont publiques, offrant la possibilité de revoir des classiques (Benhur, Quo Vadis) et des films moins connus. Etudiants et passionnés pourront visionner sur les écrans de la Cinémathèque un large choix d'œuvres en relation avec l'Antiquité, abordant des thèmes bibliques et mythologiques que le séminaire laissera de côté.

Kevin Brownlow. The Parade's gone by... London, 1968, p. 387.Patricia Reymond

Rens. 692.30.41/30 18

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Sociologie sur le terrain

La sociologie de la culture est-elle contre la culture? Cette question est au cœur d'une conférence que donnera Jean-Yves Pidoux, maître-assistant à l'Institut de sociologie des communications de masse.

Ce sont deux manières de concevoir une étude sociologique de la culture que J.-Y. Pidoux voudrait confronter. L'une, traditionnelle, peut être dite «externe» aux œuvres et l'autre «interne» ou internaliste.

Par le passé, on a souvent accusé les sociologues d'aborder les phénomènes culturels (du ballet Béjart à la revue Holiday on ice) de façon restrictive. Pour le chercheur lausannois, la critique est fondée. «En règle générale, les sociologues s'intéressent à ce qui est extérieur à l'art (la fréquentation du public, les subventions accordées par les autorités ou les conditions de travail des artistes) mais pas à l'œuvre d'art en tant que telle.» Evidemment, il est plus aisé d'étudier les conditions de la création artistique que d'analyser la signification sociologique des œuvres culturelles. «Une approche matérialiste de la culture offre l'avantage de travailler avec des données objectives, souvent quantitatives telles que le montant des subventions ou le profil socio-culturel des acteurs. Ce type d'étude est plus facile à valider scientifiquement.» Cette orientation répond aussi aux attentes des commanditaires. Dans les années 60, l'intérêt des études était focalisé sur les publics (qui allait aux spectacles et pourquoi). A partir des années 80, on s'intéresse davantage aux aspects institutionnels de la culture. Il y a une forte demande pour des analyses comparatives des politiques culturelles des villes.

Des recherches «externalistes», le Lausannois auteur d'une thèse sur le théâtre au XXe siècle intitulée «Acteurs et personnages» en a effectué plusieurs. En particulier il a été chargé par l'Office fédéral de la statistique de mesurer l'impact des interventions des collectivités publiques dans le domaine de la culture. Mais il a aussi combiné cette approche avec une démarche plus «internaliste» lors d'une enquête qu'il a menée quand Mathias Langhof était directeur du théâtre de Vidy. «Je voulais étudier comment la venue d'un créateur novateur et controversé pouvait transformer une institution.» De cette expérience est né un livre qui se présente comme une sorte de chronique du théâtre. Mise sur pied par la Commission pédagogique en sciences sociales qui voudrait faire connaître la sociologie au grand public, cette conférence est ouverte à tous et toutes. Sociologues, artistes, responsables politiques, amateurs d'art et amoureux de Lausanne y seront les bienvenus. (pr)

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Règlement des assistants cuvée 98

Depuis la rentrée d'octobre 98 les assistants de l'Université de Lausanne sont soumis à un nouveau règlement. Rien de révolutionnaire, mais quelques changements qui devraient soulager certains. Reste à savoir si la pratique suit la théorie!

Le nouveau règlement sur les assistants à l'UNIL concocté par le Rectorat, est entré en vigueur en septembre 1998. Il ne prévoit pas de changements radicaux mais quelques modifications intéressantes par rapport au précédent règlement de 1982.

L'introduction d'un cahier des charges précis, le passage à 40% du taux d'engagement réservé à la recherche personnelle, le rattachement à un institut ou à une section au lieu de la dépendance directe et unique à un professeur et un contrat de travail, après la première année, de deux ans renouvelable deux fois, voilà les modifications essentielles.

Si ce nouveau règlement permet aux assistants de consacrer plus de temps à leurs recherches, stabilise leur situation et atténue le lien quasi « féodal» qui les rattachait souvent à leur professeur, il semblerait que dans la pratique il en soit parfois autrement (voir encadré).

La FCCI (Fédération des coordinations du corps intermédiaire) avait exprimé un certain nombre de revendications quant au statut du corps intermédiaire lors d'un Workshop en 1996. Afin de procéder à la révision du réglement de 1982, le Rectorat s'est inspiré de quelques uns de leurs vœux, mais aussi d'une étude dirigée par René Levy, sur le corps intermédiaire dans les universités suisses, et d'un rapport conduit par Arlette Mottaz Baran sur l'accès aux fonctions académiques à l'UNIL.

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Un ange gardien pour les laboratoires de l'UNIL

Dans les labos de l'UNIL, les chercheurs utilisent un grand nombre de substances potentiellement dangereuses. Le risque d'accident n'est jamais exclu, d'autant que certains facteurs (surpopulation des labos, manipulations par des étudiants inexpérimentés) peuvent l'augmenter. Pour une meilleure gestion du risque, l'UNIL dispose d'un ingénieur de la sécurité.

Jean-Luc Marendaz, docteur en sciences, y veille depuis 4 ans. Lors de la construction du bâtiment de chimie (BCH), la complexité de l'édifice a poussé les professeurs à demander la création de ce poste. C'était la première fois dans le monde académique de Suisse romande qu'on engageait un chimiste pour s'occuper spécifiquement de la sécurité dans les laboratoires, une première dans le milieu universitaire mais pas dans le privé. «La loi sur la sécurité au travail s'adresse en priorité aux employeurs. Dans le cas de l'université, la question se pose de savoir qui est l'employeur L'uni ou l'Etat?»

Jean-Luc Marendaz qui s'occupe principalement du BCH, a eu une grande liberté pour s'organiser. «Je venais de l'industrie où la situation est différente. A l'UNIL, les groupes de recherche sont indépendants. Dans le privé, les consignes sont imposées par la direction et comme toutes les unités sont impliquées dans une chaîne de production, il est plus facile d'harmoniser les règles de sécurité.» Chaque groupe de recherche s'est ainsi équipé de matériel de première urgence contenant une valise de samaritain, du matériel d'absorption pour liquide renversé mais aussi des équipements de protection, de gants et de masques.

Lutter contre les incendies

Quels sont les problèmes de sécurité les plus préoccupants? Outre les coupures et les lésions provoquées par des produits corrosifs, la prévention des incendies figure en bonne place. Les laboratoires utilisent beaucoup de produits inflammables ou de comburants (qui jouent un rôle de détonateur). C'est pourquoi les architectes du BCH ont conçu un système de parois coupe-feu. Contrairement à l'EPFL qui possède son service de sécurité avec des pompiers et des samaritains d'entreprise, l'UNIL fait appel au service du feu de Lausanne. Depuis peu, on dispose des services de samaritains spécialement formés mais pas encore d'un numéro d'urgence unique. L'aptitude à garder son calme durant un accident peut se développer par l'exercice. C'est pourquoi, les hautes écoles ont organisé un cours conjoint sur le maniement de l'extincteur.

En 2000, la législation fédérale imposera davantage de contrôles aux entreprises et le monde académique devra s'y adapter. La Suisse fait un gros effort pour rattraper son retard dans le domaine de la sécurité et se conformer aux normes européennes. La situation de l'UNIL ne peut pas se comparer avec celle de l'industrie. «Il faut être conscient qu'un groupe de recherche peut utiliser entre 1000 et 2000 substances différentes, soit plus, généralement, que dans le privé. Par contre, les quantités y sont moindres, quoique... Pour prendre un exemple, la section de chimie a utilisé quelques 27'000 litres de solvants en 1998.»

DRPatricia ReymondJean-Luc Marendaz montre une chapelle sous laquelle travaillent les chimistes.Parmi les tâches de M. Marendaz, figure la formation des étudiants qui font leur année propédeutique. Il donne des séances d'information sur le thème de la sécurité avant les travaux pratiques. «Chaque année, nous touchons entre 600 et 800 étudiants qui apprennent les techniques de base.» Les étudiants sont sensibles à la notion de sécurité. Le plus grand problème n'est d'ailleurs pas la manipulation de produits toxiques mais bien les coupures aux mains et aux avant-bras puisqu'ils emploient des objets en verre. Les assistants ont fait un gros effort de prévention mais la sécurité dans les TP reste tributaire du taux d'encadrement.» L'augmentation des étudiants engendre une saturation des laboratoires. De plus, les assistants ont remarqué que la casse de matériel s'est amplifiée beaucoup plus fortement que l'accroissement des effectifs. «Cela suggère que pour une surface de labo donnée et à un encadrement donné, il existe un seuil critique à partir duquel les risques s'accroissent de manière disproportionnée. Pour les TP de médecine, on peut dire que le seuil de saturation est atteint.»

Pour la création d'un comité hygiène et santé

L'an passé, le Prof. Dieter Schwarzenbach a mis sur pied un groupe de travail sur la sécurité avec mission de proposer un concept valable pour les Facultés des sciences et médecine et pour l'Institut de police scientifique. ce groupe a bénéficié de l'expérience du Prof. Michel Guillemin, directeur de l'Institut romand de santé au travail, qui enseigne la gestion du risque aux chimistes de 2e année. Il a proposé la création d'un comité d'hygiène et santé basé sur le modèle français et représentatif de l'ensemble des personnes qui ont accès aux labos, y compris des étudiants. En chimie, un tel groupe existe déjà puisqu'il a créé le GUESPI (Groupe des Utilisateurs pour l'Encouragement à la Sécurité et à la Protection Incendie) qui a élaboré des règles communes avec le Dpt de chimie de l'EPFL. Entre autres choses, le GUESPI a proposé des mesures (installation de minuteries, remplacement d'appareils obsolètes) qui ont permis d'améliorer la sécurité tout en économisant 10% d'électricité. Actuellement il réfléchit sur la possibilité de supprimer le gaz naturel qui s'utilise de moins en moins dans les laboratoires.

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