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au sommaire des numéros du
semestre
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- Edito: le
goût du succès
- La cellule WEB de
l'UNIL
- Faute médicale et
sophisme
- Un institut au
microscope
- Commet réussir à
échouer
- L'Islam en Europe et en
Suisse
-
-
Le
goût du succès
par Axel Broquet
Les étudiants qui ont la fibre entrepreneuriale ne
peuvent que se féliciter de l'initiative CTI Start-up
de l'Office fédéral de la formation
professionnelle et de la technologie*. Si leur projet de
création d'entreprise est retenu par le Comité
d'évaluation, ils sont assurés du financement
de démarrage. Sur les 500 dossiers reçus l'an
dernier, 150 ont fait l'objet d'un examen approfondi et 21
ont reçu le certificat convoité. Quatre des
lauréats sont établis dans le canton de
Vaud.
La sélection est rigoureuse, mais les candidats
retenus sont vraiment chouchoutés. A part
l'accès au capital-risque, ils
bénéficient d'un solide appui sur le plan du
management et du développement. Un club de
«Business angels» &endash; dont le premier
président a été officiellement
présenté le 25 mai &endash; a
été fondé par des entrepreneurs
chevronnés pour leur apporter aide et soutien. C'est
un transfert de connaissances et de savoir-faire entre
générations, assorti de conseils pratiques et
d'un partage de relations industrielles et
économiques.
Si ça réussit pour la biotechnologie, des
techniques médicales, de l'informatique et de la
microélectronique, on pourrait s'en inspirer pour
d'autres domaines. Pourquoi pas des anges-tuteurs pour les
sciences humaines, pour faciliter le passage à la vie
professionnelle, voire pour aider l'émergence de
nouveaux prestataires de services dans les domaines un peu
moins high tech?
*Voir www. admin.ch/ bbt/BBTTECHF.HTM
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Faute
médicale et sophisme
Les erreurs médicales, voilà un sujet
passionnel. L'erreur reste humaine malgré les
progrès technologiques. Qu'en était-il dans
l'Antiquité? Pour le savoir, l'Institut universitaire
d'histoire de la médecine et de la santé
publique a invité une spécialiste
d'Hippocrate.
Où en est la médecine? L'un des moyens de
répondre passe par l'histoire de la discipline. C'est
pourquoi les étudiants de 4e année
de médecine peuvent suivre des cours d'histoire de la
médecine (cours d'ailleurs accessibles à toute
personne intéressée). En ce qui concerne le
délicat problème des erreurs médicales,
le débat s'est normalisé et les cas se
règlent de plus en plus au tribunal, avec tous les
excès observés aux USA.
Un éclairage historique permet d'aborder le
problème sous un angle inattendu. Comment les Anciens
s'accomodaient-ils des défaillances de leurs
médecins? Pour répondre à cette
question, Laura Gemelli, chercheuse au
Klassisch-Philologisches Seminar de l'Université de
Zürich se base sur les sources hippocratiques
(Hippocrate au Ve av. J.-C., Galien au IIe
ap. et leurs commentateurs, jusqu'au
néo-hippocratisme au XVIIIe).
D'Hippocrate, nous disposons d'un court texte, La loi,
influencé par le stoïcisme. D'après cet
écrit, la profession médicale dans les
cités grecques n'était soumise à aucune
peine autre que la déconsidération.
Laura Gemelli se concentrera sur le Ve
siècle. La vie culturelle est alors dominée
par les débats entre sophistes et praticiens. Chacun
veut gagner rénommée et élèves.
Le médecin doit faire face à la concurrence
des vendeurs de remèdes, prêtres purificateurs
et aussi à certains sophistes, qui ont une bonne
connaissance théorique de la médecine, mais
surtout de l'art de la persuasion.
Dans ce climat, il est naturel que l'on reproche aux
adversaires leurs fautes pour gagner sa réputation.
Cependant, tandis que les sophistes sont exclusivement
polémiques, les hippocratiques poursuivent aussi des
buts différents. Ils visent à la
création d'un savoir technique fondé et
systématique et d'une déontologie
professionnelle, qui puisse préserver l'art
médical de l'intrusion des théoriciens
profanes et des praticiens qui cherchent seulement à
étonner.
Le prochain livre de Laura Gemelli, Hippokratische
Therapien bei Frauenkrankheiten. Populäre Medizin oder
Wissenschaft paraîtra en juillet.
Les fautes des médecins, polémique et
didactique dans la collection hippocratique
Patricia Reymond
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Nicolas
Liechti, Monsieur «cellule web»
Si
Nicolas Liechti a tout l'air d'un étudiant, ne
vous y trompez pas, il n'en est plus un. Son temps, il le
partage entre le Service des affaires socio-culturelles
(SASC) et la «cellule web» du Rectorat de
l'UNIL. Au SASC, il s'occupe principalement de la gestion
des bases de données des fonds et fondations, de
la conception d'une nouvelle base de données de la
commission sociale de l'UNIL et du secrétariat des
boursiers de la Confédération. Mais depuis
le début de l'année, Nicolas Liechti
constitue également la «cellule web» du
Rectorat. Son travail consiste à créer de
nouvelles pages pour les services centraux du Rectorat,
veiller à la structuration de l'information et du
système de navigation et à la
vérification de la validité de
l'information. Il participe à un groupe de travail
formé afin de redéfinir les
problématiques web à l'UNIL et de
créer une unité graphique entre tous les
sites des services du Rectorat et du site central.
«Mon travail est de mettre en application les
décisions prises par le «groupe web». Le
nouveau site sera prêt pour la rentrée
académique 1999-2000» précise ce
passionné d'informatique.
- Après une formation commerciale puis un
diplôme littéraire, ce fou de bandes
dessinées a travaillé pendant deux ans dans
le tourisme. Pas de regrets d'être sur le site?
«Comment ne pas apprécier de travailler dans
un lieu aussi calme et vert que celui de Dorigny?»
(sv)
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Un institut au
microscope
Un institut qui dépend à la fois de la
Faculté de médecine et des Hospices cantonaux,
qui forme avec leur homologue genevois un institut romand,
qui collabore avec plusieurs facultés, est-ce
possible? Oui, répondent les chercheurs de
l'Institut universitaire d'histoire
de la médecine et de la santé
publique.
Comme son nom l'indique, l'IUHMSP a pour but de
promouvoir l'histoire de la médecine et de la
santé en général, ce qui fait qu'il est
ouvert à des thématiques larges:
diététique, pharmacologie, politique de
santé, etc. «Nous assistons à un sort de
l'histoire de la médecine en général et
de la psychiatrie en particulier. On sent un
intérêt diffus pour le sujet dans les
médias», ex plique
le professeur Vincent Barras.
Une certaine
nostalgie
L'engouement pour cette discipline s'explique
peut-être par le fait qu'on associe le bien-être
au retour à la nature qui implique bien souvent un
retour aux sources. En témoigne
l'intérêt pour les médecines naturelles
et traditionnelles. Mais l'attention du public est aussi
liée aux connections avec l'actualité.
«On y aborde des questions telles que les coûts
de la santé ou l'éthique. Actuellement nous
travaillons sur l'histoire du patient, cette oubliée
de l'histoire de la médecine.»
Une petite
équipe
L'institut, c'est d'abord une équipe fixe: les
professeurs Jacques Gasser et Vincent Barras, une
bibliothécaire, une secrétaire et une
assistante pour les recherches iconographiques. En outre,
une dizaine de chercheurs y sont associés. Avec cela,
l'IUHMSP remplit plusieurs missions: l'enseignement d'abord,
qui se fait tant au niveau de la Faculté de
médecine qu'en formation continue, la promotion,
ainsi que la recherche fondamentale et appliquée.
«Cette année, nous avons reçu mandat de
l'Etat du Valais pour une enquête de santé
publique aux XIXe et XXe
siècles», dit Vincent Barras.
Pas de salle mais des
expos
Le centre a développé des collaborations
avec différentes institutions comme la Fondation
René-Chassort pour l'éthique médicale,
et collabore à des expositions. La dernière en
date a été organisée de concert avec
les Archives de la construction moderne de l'EPFL.
«Nous travaillons beaucoup avec la Fondation Verdan ou
avec la Collection de l'Art brut qui partagent nos
intérêts. En 2001, nous organiserons avec eux
une expo sur le thème «Ecriture et folie.»
L'institut est souvent sollicité pour prêter du
matériel médical ancien. «Nous avons
bénéficié de quelques donations mais le
centre n'a pas de lieu d'exposition.»
Entre théorie et
pratique
Faut-il être plutôt médecin ou
historien pour faire de l'histoire de la médecine?
«Jacques Gasser et moi avons une double formation,
précise Vincent Barras, ce qui aide certainement
à comprendre ces milieux, ainsi que les enjeux. Mais
il est nécessaire d'être historien car nous
travaillons beaucoup avec des archives.» L'histoire de
la médecine a longtemps eu un statut incertain.
«Elle fait peur aux étudiants car ils croient
qu'il faut avoir des connaissances up to date dans le
domaine médical. Pourtant, des notions de base
suffisent.»
La proximité des Hospices et du CHUV est un
avantage pour le centre. «Comme nous rencontrons
régulièrement des praticiens, cela nous permet
d'avoir une vision plus large.» Par contre, le fait
d'être éloigné de Dorigny est un
inconvénient, ce qui n'empêche pas les
chercheurs de l'institut d'avoir de fréquents
contacts avec des historiens comme Augustino Paravicini ou
des anthropologues comme Mondher Kilani avec qui l'IUHMSP
vient d'organiser un colloque.
Un tour à la
bibliothèque
L'IUHMSP dispose d'une bibliothèque de plus de
6000 livres qui couvre toutes les époques, de
l'Antiquité à nos jours, et tous les
continents. «A défaut de sources, nous essayons
d'acheter les documents de seconde main sur les
médecines du monde et nous avons acheté
quelques originaux arabes», dit Vincent Barras.
«Pour ma part, je voudrais savoir le sanskrit ou le
chinois pour travailler sur la médecine de ces pays
et faire des études comparatives.» Point besoin
de s'intéresser spécifiquement à
l'histoire pour trouver son bonheur dans les rayonnages bien
fournis: de l'eugénisme à la
diététique médiévale, c'est un
centre pour l'histoire des idées avec des ouvrages de
référence pour psychologues ou
sociologues.
De nouveaux
horizons...
Quelles thématiques devraient être
explorées? «Il faudrait s'intéresser au
poids de l'argent dans la médecine. Une histoire des
assurances reste à faire.» Réuni en
institut romand avec l'Institut Louis-Jeantet pour
l'histoire de la médecine de Genève, l'IUHMSP
est spécialisé dans les thématiques
suivantes: médecine antique, histoire de la
psychanalyse et des neurosciences, médecine et
société au siècle des
Lumières.
IHUMSP, Falaises 1, fax 314 70 55. Bibliothèque
ouverte à tous, de 9-12h00 et de 13-17h00
(fermé ve après-midi).Andrew Cunning.
Anatomical Renaissance, Scholar 1997Un squelette de la
Fabrica, 1543.
Patricia Reymond
Comment
réussir à échouer...
Les
enseignants attendent des documents d'étudiants une
lecture plaisante et une compréhension aisée,
mais cette attente est souvent déçue. Pour
vous aider à rédiger un travail universitaire,
l'Institut de psychologie a un guide pas comme les
autres.
Plantu, Wolfgang, tu ferais informatique! Le Monde,
1988
«Tout est parti de l'idée de faire quelque
chose pour encourager les étudiants à aller
davantage à la bibliothèque et à
améliorer la forme et la présentation de leurs
travaux» explique Virginie Oberholzer, assistante dans
cet institut. Son expérience l'a con- duite à
écrire un guide rédactionnel destiné
aux étudiants en psychologie mais qui profitera
à tous ceux qui s'essaient à la
rédaction d'un texte scientifique (disponible
à l'institut pour 3 francs).
Prêcher le (mauvais)
exemple
L'essai de Virginie Oberholzer présente d'abord
l'avantage d'être court. «La plupart des ouvrages
méthodologiques consultés pour ce travail sont
trop longs», confie-t-elle. Mais ce guide se distingue
par le style incisif adopté par l'auteure. «Au
lieu d'abreuver les étudiants de règles tous
azimuts, j'ai adopté une démarche plus
homéopathique qui consiste à prescrire,
à petite dose, les mauvaises herbes de la
communication scientifique. En attaquant le mal par le mal,
je cherche à les faire réagir pour mieux agir
ensuite. Une erreur comprise et dépassée,
n'est-ce pas formatif?» Mais attention, si le ton est
drôle, le contenu est sérieux!
Quelles sont les erreurs à ne pas commettre, mais
qui restent fréquentes? «Croire qu'à
l'uni, c'est le fonds qui importe seul et de négliger
la forme, donc la communication. Certains peinent à
admettre la nécessité de se fixer des normes,
dans les citations par exemple.» D'autres ont de la
peine à dépasser les méthodes apprises
au gymnase. «Je suis toujours frappée quand des
mémorants accumulent les phrases à la
première personne, comme si un texte scientifique se
résumait à donner son avis!»
L'absence de structure est aussi fréquente.
Pourtant un mémoire sans fil conducteur devient vite
illisible et ennuyeux. Et le plagiat?
«Inacceptable», selon tous les professeurs
interrogés... «Et surtout risqué,
commente Virginie Oberholzer, car facilement
repérable à cause des ruptures de style.»
En outre, les professeurs connaissent aussi la
littérature.
La BCU, pas un
fast-food
Le point central du guide, c'est la présentation
d'une bonne bibliographie. Elle consacre un chapitre
à l'aventure documentaire, autrement dit le travail
en bibliothèque. «Ne les confondez pas avec un
fast-food, conseille l'auteure, la nourriture y est gratuite
mais pas prête à l'emporter.» Il faut se
donner le temps de chercher. Tous les étudiants qui
ont pesté sur le passage de SIBIL à VTLS
apprécieront... (Voir page 7.)
Virginie Oberholzer met en garde les étudiants
contre une surabondance d'informations. Les
bibliothécaires connaissent la Loi de Zipf, du nom
d'un spécialiste qui avait calculé que 20% des
périodiques apportaient 80% de l'information totale.
Inutile donc de vouloir tout voir, l'idéal serait de
choisir quelques références de base et de se
concentrer sur les 20% restants, plus difficiles à
obtenir.
Des annexes, oui
mais...
Le guide se termine avec les conseils du professeur
Roland Capel à «tous ceux qui aiment les
chiffres». Avec la démocratisation de la
micro-informatique en général et des logiciels
tels que Statview ou SPSS en particulier, la tentation est
grande de remplir son travail de statistiques, de tableaux
et de graphiques en couleur. Une démarche louable
pour autant que ces annexes aient un sens et soient
commentées...
Virginie Oberholzer a été institutrice
avant de faire une licence puis un diplôme en
psychologie. Assistante du prof. Michèle Grossen,
elle prépare une thèse sur l'enseignement de
la grammaire dans les écoles. Son domaine de
recherches est les interactions entre maître et
élèves. Très sensible au
problème de la vulgarisation scientifique, elle est
aussi attirée par le journalisme. (pr)
Virginie Oberholzer. Comment réussir à
échouer à votre travail universitaire.
Lausanne, 1997
A ne pas faire, quelques morceaux
choisis
- Snobez le processus de
rétroaction en ne faisant pas relire votre
mémoire, sinon il vous en coûtera des
efforts de correction.
- Pratiquez l'orthographe et la
syntaxe exotiques.
- N'oubliez pas les tableaux,
graphiques ou cartes pour le remplissage
facile!
- Table des matières:
faites-en l'économie, votre lecteur se
débrouillera!
- Partez du principe que votre
lecteur est un extralucide qui peut lire entre les lignes
et deviner votre pensée sans que vous n'ayez
à l'exprimer.
- Fuyez les synthèses,
c'est fatigant.
- Dédaignez les
références bibliographiques, elles ne font
pas bon ménage avec la science infuse.
- Adonnez-vous au plagiat, vous
serez bientôt requérant d'asile
scientifique. (vo)
Erreurs les plus courantes,
erreurs les plus fréquentes,
le point de vue des
professeursUniscope leur a posé deux
questions:
- * Quelles sont les erreurs
les plus fréquentes que vous constatez dans les
travaux qui vous sont rendus?
- * Quelle faute serait
susceptible de vous faire refuser un
travail?
Denis Müller, théologie
- * Orthographe et mise en page (malgré
l'informatique!), références mal
conçues, manque de clarté dans le plan,
manque de distinction entre analyse et synthèse,
point de vue insuffisamment explicité.
- * Des raisons de refuser un travail? plagiat, absence
de projet clair, médiocrité de
l'argumentation, travail bâclé.
Yves Pigneur, HEC
- * Avant l'orthographe, les difficultés de
structurer un texte, de construire une
argumentation.
- * Avec un peu de bonne volonté de part et
d'autre, on évite la situation.
Suzette Sandoz, droit
- * Le plagiat ne me semble pas fréquent au
contraire des fausses citations ou reproductions à
peine modifiées et sans guillemets de textes de
doctrine ou de jurisprudence.
Jean-Bernard Racine, géographie
- * Je n'imagine pas refuser un mémoire puisque
j'en suis la rédaction un peu au jour le jour et
qu'il n'est jamais arrivé que l'orthographe soit
en cause. En revanche j'ai en effet refusé deux
fois (sur des centaines) pour plagiat découvert.
Echec il y aurait eu si l'appareil critique n'est pas
présent et explicité.
François Gaillard, psychologie
- Pour moi, ce qui manque souvent, c'est
l'argumentation et l'articulation de l'argument en
propositions logiques. Le plagiat est inacceptable, et se
combine très souvent avec la méconnaissance
des règles de l'American Psychological
Association. (pr)
- Retour au sommet
L'Islam en
Europe et en Suisse
Invité de l'association d'étudiants
Mosaïque (ancienne AMNU), Tariq Ramadan viendra
évoquer la présence de l'Islam en Europe et en
Suisse en particulier.
«Le but de ma conférence est de rappeler un
certain nombre de faits liés à la
présence musulmane en Europe. Il s'agit, en Suisse en
particulier, d'une présence, qui, selon moi, va dans
le bon sens, celui d'un enracinement progressif et
positif», souligne Tariq Ramadan, professeur
d'islamologie à l'Université de Fribourg et de
philosophie au Collège de Saussure à
Genève. Il tentera de répondre le 9 juin
à la question «Est-ce qu'on peut vivre l'Islam
en Europe?»
Sans
vouloir minimiser les problèmes que peut engendrer la
présence des communautés musulmanes
(liés par exemple à l'abattage rituel, au
problème des cimetières musulmans ou au port
du foulard dans les écoles, mais aussi à la
montée du raccisme et de la xénophobie), Tariq
Ramadan souligne sa volonté de relativiser cette
dimension et d'insister sur les acquis et en particulier sur
la réalité du processus d'intégration
de la culture et de la religion musulmanes en Europe. Le
nombre grandissant d'associations est un exemple patent. Il
faut «avoir une vision juste, équilibrée
et ne pas s'arrêter aux seuls problèmes. Je
n'adhère pas à la vison ni au discours
négativiste, en l'occurence infondés en Europe
comme en Suisse», précise Tariq Ramadan.
Pour Peter Sonderegger, membre de l'association
Mosaïque, «si nous organisons cette
conférence, c'est parce que, dans les médias,
on parle surtout des problèmes que les Suisses ont
vis-à-vis l'Islam, nous voulons donner un
éclairage inverse».
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