No 369 16 - 30 juin 1999

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Edito: sale temps pour les étudiants
Un expert à quoi ça sert?
Le point, faculté par faculté
Des espaces homogènes
Le privilège thérapeutique
La religion au secours du médecin?
Première suisse en gestion culturelle
Le marketing et le sport
L'âge bête n'a pas d'âge
 

Sale temps pour les étudiants?

par Patricia Reymond

L'été approche et avec lui les examens... Cette année, ils ont une longueur d'avance sur le soleil. Après avoir donné de bons «mauvais» conseils pour rater votre mémoire (N° 368), Uniscope s'intéresse aux examens et en particulier aux experts (pp 1-2). Force est de constater que la diversité est de mise, les facultés ayant chacune adopté une autre manière de les désigner.

Qui dit examen, dit parfois échec... Après chaque session, les conseillers du Service d'orientation des étudiants voient défiler leur lot de candidats malchanceux. L'échec n'est pas vécu et analysé de la même manière, qu'on soit issu d'un milieu socio-culturel favorisé ou non. «Je ne suis pas fait pour cela» estiment les étudiants défavorisés, tandis que les plus aisés privilégient d'autres explications.

Les causes d'échec? Pour Claude Roulin, les deux principales sont une mauvaise orientation et un manque de travail ou, plus fréquemment encore, un travail de mauvaise qualité. Réussir, cela s'apprend. C'est pourquoi le Service propose une brochure, «Objectif réussite», qui propose d'améliorer ses méthodes de travail et de mieux gérer le stress.

Des conseils utiles en attendant «Rebondir», une information destinée à ceux qui ont vécu l'échec qui devrait voir le jour à la rentrée.

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Expert-e, à quoi ça sert?

Educateur, n°4, mai 1996

D'accord, c'est bientôt l'été. Le temps des vacances est presque là, toutefois, avant d'en profiter pleinement il reste pour beaucoup d'entre vous une petite formalité à passer: les examens.

Vous avez peur... (Enfin, certains d'entre vous.) Voilà quinze jours que vous ne dormez plus, le café vous accompagne jour et nuit, vous n'avez plus vu personne depuis des lustres, vous avez même renoncé à vous rendre à l'anniversaire de votre meilleur-e ami-e, vous rêvez sans cesse que vous restez endormis-e le jour J et vous avez presque envisagé de suivre des cours de yoga ou de sophrologie... c'est dire votre état. Mais que vous arrive-il, donc? C'est l'angoisse des examens.

Respirez, calmez-vous et visualisez la scène... celle de l'examen. La porte s'ouvre, c'est votre tour, vous entrez. La salle est grande, elle paraît vide. Au fond, tout au fond, on vous attend, on vous observe... Ils sont là: le prof et l'autre.

L'autre, c'est l'expert. Vous l'aviez oublié, celui-là?! hein?! Ce n'est pas grave. Restez calme. Uniscope vous donne quelques trucs afin de ne pas vous laisser déstabiliser ni de vous évanouir à son premier regard. Pensez:

- qu'il-elle a déjà été à votre place et qu'il-elle sait ce que vous ressentez;
- qu'il-elle aussi préférerait probalement être à la piscine ou au cinéma;
- que stressé-e comme vous ce matin (bon, d'accord quand même un peu moins) il-elle a mis sa chemise à l'envers;
- qu'après tout, il ne faut pas se fier aux apparences, il-elle est peut-être encore beaucoup plus timide que vous.
Bref, rentrez le ventre, serrez les fesses, cet expert vous allez l'impressionner!

Trêve de plaisanterie, Uniscope, s'en est allé balluchon au vent, carcolant de-ci de-là, par monts et par vaux, de faculté en faculté afin d'élucider le fameux mystère des experts...

Pas si simple que ça, ce mystère-là!

En effet, la situation, le choix, le rôle des experts varient d'une faculté à l'autre. Chacune a son approche, sa vision propre de l'expertise, qui parfois est en contradiction totale avec celle de la faculté voisine. Maintenant, en route pour un petit tour des facultés.

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*S.V et F.K

Faculté par faculté, le point sur les experts

Sciences: experts internes et externes

«En Sciences, précise François Grize, doyen de la faculté, les experts sont choisis par le décanat sur proposition des examinateurs.» Ils viennent soit de la faculté (assistant avancé, MER ou autre professeur), soit de l'extérieur, avec une plus forte tendance à les choisir à l'extérieur au second cycle. «Le niveau de l'expert a tendance à s'élever avec celui de l'étudiant. Je pense que choisir un expert à l'intérieur de la faculté est un avantage pour celui ou celle qui passe son examen, car l'expert est au courant de la matière enseignée», précise le doyen. Les experts internes ne sont pas payés, les experts extérieurs à l'UNIL sont parfois rémunérés, mais en général seulement défrayés.
Le rôle de l'expert est aussi bien de vérifier le bon déroulement de l'examen que de débloquer la situation en cas de blocage ou de conflit. (sv)
 

Médecine: un cas un peu particulier

En médecine, à l'inverse des autres facultés, les examens sont fédéraux. C'est le président local (le Dr Claude Willa pour la Faculté de médecine de L'UNIL) ou l'examinateur, avec l'accord du président, qui choisissent les experts. Ceux-ci sont à la fois internes et externes (médecins installés) afin de garder un lien entre pratique et recherche.
Ils sont tous rémunérés, 35 fr. par épreuve, qu'elle soit écrite ou orale, avec une augmentation de 75% pour les médecins installés. L'expert n'a pas le droit d'examiner plus de deux candidats à l'heure et au maximum 8 par jour. Si l'examinateur dirige l'examen, l'expert veille à son bon fonctionnement.
En cas de litige, c'est au président local de règler la situation, puis, si aucune solution n'a été trouvée, au comité directeur qui réunit l'ensemble des présidents locaux des cinq facultés de médecine en Suisse. (sv)

Le Monde de l'Education,, n°271, juin1999

Faculté des lettres: des experts-assistants

«En Lettres, les experts sont choisis par les professeurs, le décanat veille seulement à ce que l'assistant d'un professeur ne fonctionne pas comme expert de ce même prof» souligne le doyen des Lettres, Remi Jolivet. Dans la plupart des cas les experts sont choisis à l'intérieur de la faculté car depuis les restrictions budgétaires d'Orchidée ces expertises ne sont plus rétribuées. Il subsiste aujourd'hui quelques experts externes qui viennent gratuitement (prof. de gymnase, anciens élèves, etc).
Son rôle est celui de témoin et garant de la bonne marche de l'examen.
Pour le doyen, en cas de conflit «la discussion avec l'expert est une négociation où chacun fait valoir ses arguments et où l'on finit par se mettre d'accord». (sv)

Faculté de droit: experts-assistants internes

En Droit, les experts sont choisis par l'adjoint de faculté et le président de l'association des étudiants en droit. «Les experts aux examens sont toujours des assistants, mais ne doivent ni être l'assistant, ni le thésard du professeur pour l'examen duquel ils sont experts, ceci afin d'éviter les conflits entre assistant et professeur en cas de litige lors d'un recours d'étudiant. Il serait regrettable qu'un assistant abandonne son travail de doctorat car il ne s'est pas entendu avec son professeur lors d'un examen, précise Georges Delessert, adjoint à la Faculté de droit. En outre, les experts doivent être assistants depuis une année au moins, afin d'éviter d'être en face d'anciens camarades.» Ils ne sont pas payés. «Leur rôle, est de contrôler le bon déroulement de l'examen et tenir le P.V. » (sv)

En HEC: les experts sont d'anciens gradués

«A l'Ecole des hautes études commerciales, précise Olivier Blanc, doyen de la faculté, les experts sont en général tous des experts extérieurs, d'anciens gradués, qui ont entre 40 et 55 ans. Nous avons une liste, les experts s'inscrivent en fonction de leur disponibilité. La liste est fournie une fois par année au DFJ, pour validation.» La mission de l'expert est de s'assurer du bon déroulement de l'examen mais le professeur est seul responsable de la note donnée. Comme ils sont extérieurs à l'Université, les experts sont payés d'après des tarifs qui varient selon qu'ils travaillent à l'Etat ou dans le privé. (sv)
 
La Théologie: l'avantage d'être petit
A la faculté de théologie, les experts sont choisis par le Conseil de faculté, sur proposition des professeurs. L'expert ne doit ni être un assistant qui dépend du professeur, ni son thésard. Même si les compétences sont réduites, on choisit parfois des experts issus d'autres branches (de la même faculté). L'assistant n'est pas rémunéré contrairement à l'expert extérieur qui l'est selon un forfait. «Les conflits sont rares, c'est l'avantage d'une petite faculté où tout se sait», précise Pierre Gisel, doyen de la Théologie. (sv)

Au moment de mettre sous presse, nous n'avons pas reçu de réponse de la Faculté des sciences sociales et politiques.Nous rendons attentif le lecteur que dans ces pages nous ne parlons que des experts d'examen et non ceux de thèse, de mémoire ou de travail de diplôme.

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Des espaces homogènes

En analyse fonctionnelle, les espaces homogènes posent un certain nombre de problèmes aux mathématiciens; il suffit de voir le nombre des publications qui leur sont consacrées pour s'en convaincre. Le 18 juin, l'Institut de mathématiques invite un spécialiste de la question.

Intervenant dans le cadre d'un cours postgrade, le professeur Noël Lohoué donnera une conférence générale sur les espaces homogènes. «Le sujet est complexe, explique le professeur Antoine Derighetti, car sur un objet relativement simple, on doit appliquer un grand nombre de méthodes très complexes.»

Noël Lohoué travaille sur les quotients de groupes, en particulier sur les groupes SL2. Son exposé décrira une décomposition en irréductibles de la représentation quasi- régulière de L2(SL (2, R)/H) avec H comme sous-groupe de congruence. Les liens avec la théorie des nombres et la géométrie des espaces homogènes seront mis en évidence.

Ses travaux ont une portée en physique théorique puisqu'ils interviennent dans le calcul des particules, d'où l'importance du sujet en mécanique quantique. Destinée à des mathématiciens non spécialisés, la conférence sera suivie d'un débat. Soulignons que le professeur a des liens avec l'institut et qu'il a encouragé plusieurs chercheurs de l'UNIL.

Noël Lohoué

Né au Cameroun, Noël Lohoué a travaillé aux USA avant d'être nommé professeur à l'Université de Paris XI (Paris-Sud), Orsay. Il est l'auteur de plusieurs publications sur divers problèmes tels que la cohomologie, les espaces homogènes et les groupes de Lie ou encore l'équation des ondes. (pr)
 

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Le privilège thérapeutique

Quelles limites peut-on poser à l'autonomie d'un patient? Le médecin a-t-il un droit d'ingérence? Un chercheur de la Fondation Chassot pour l'éthique médicale fait le point.

Obtenir le consentement d'un patient avant de lui prescrire un traitement, voilà qui va de soi en théorie... Mais le médecin a parfois de la peine à faire passer son information, par exemple quand le malade est un enfant, un vieillard sénile, un handicapé mental ou quand il montre une réticence face au traitement. Face à ce problème, les Américains ont développé la notion d'un «informed consent» qu'on traduit par «consentement libre et éclairé». C'est cette notion que le Dr. Lazare Benaroyo, privat-docent et chargé de cours à la Faculté de médecine, se propose d'aborder d'un point de vue philosophique.

Historiquement, cette notion a été développée pour poser des garde-fous à la recherche médicale. Le problème s'est d'abord posé pour des expérimentations médicales auxquelles étaient soumis des cobayes volontaires mais mal informés. Les chercheurs s'étaient contentés de bribes de réponses sans respecter, par conséquent, ce que le Dr. Benaroyo qualifie de «droit de non-ingérence».

En médecine clinique, ce droit se heurte au devoir du médecin d'intervenir lorsque la santé du patient est menacée. L'autonomie de la personne est en effet restreinte par la maladie elle-même. C'est pourquoi les médecins conservent une marge d'appréciation; faut-il parler, par exemple, d'un effet secondaire si le risque est quasi nul? C'est pourquoi on parle de «privilège thérapeutique». L'important n'est-il pas d'obtenir l'adhésion du patient? Ne doit-on pas voir le choix d'un traitement comme une coresponsabilité du médecin et du malade? (pr)

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La religion au secours du médecin?

Chaque année, les groupements des médecins généralistes vaudois organisent une journée d'étude et de réflexion. Cette fois, ils se déplacent à la Grange pour discuter des interactions entre la santé et le spirituel.

Médecins et religieux ont souvent revendiqué, à tort ou à raison, le pouvoir de guérir. Nul ne peut nier aujourd'hui l'influence du mental sur le physique. C'est pourquoi des médecins ont invité des théologiens à en parler.

La professeure Lytta Basset ouvrira les feux de cette journée. Elle présentera des similitudes entre une psychothérapie et l'accompagnement pastoral tout en insistant sur ses spécificités. «Dans les deux cas, il s'agit d'un cheminement intérieur, le Christ ne dit-il pas que le royaume de Dieu est en nous?» Pas de recette miracle cependant... «A la personne qui me sollicite, je dis que nous ne sommes pas deux mais trois. Et que c'est Dieu qui est présent qui l'aidera à dénouer ses blocages.»

Françoise Jeannotat, anthropologue en Sciences et histoire des religions, viendra parler des médecines parallèles. «Je m'interroge sur la tendance actuelle à intégrer la quête spirituelle dans celle d'un mieux-vivre.» Elle parlera de l'ayurveda, une médecine traditionnelle indienne qui connaît un succès certain en Occident. Fondé sur des textes sacrés, il propose des manières d'améliorer sa qualité de vie (méditation, hygiène de vie, etc.). «C'est une médecine préventive.»

Le théologien Pierre Glardon, chargé d'enseignement en théologie, réfléchira sur la capacité des individus à sortir du deuil. Initiateur de groupes d'accompagnement des personnes en deuil, il définit cette épreuve comme un point de rencontre entre médecine et religion. «Le deuil sert souvent de catalyseur. L'image qu'on a de soi et de Dieu détermine la capacité d'une personne à rebondir.»

Ouverte aux étudiants et au personnel de l'UNIL, la journée sera animée par le journaliste Patrick Ferla. D'autres conférences apporteront des éclairages nouveaux. Le rabbin Hervé Krief présentera ensuite les spécificités de l'accompagnement rabbinique. Emmanuel Schwad, psychologue et théologien, présentera une conférence intitulée Les idéaux, entre pathologie et santé et Jean-Michel Sordet une autre sur les Procédures rituelles et soins médicaux. Enfin, Roger Berthouzoz, professeur de théologie à l'Université de Fribourg, spécialiste des questions liées au génie génétique, parlera des enjeux de la relation médecin-patient. (pr)

Bojan Brecelj pour Animan, n° 67, 1995Médecine et religion

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Première suisse en gestion culturelle

La gestion culturelle ne s'improvise pas. Face à cette évidence, les Universités de Lausanne et Genève ont reçu mandat d'offrir une formation continue dans le domaine.

Les étoiles au firmament des mondes du spectacle et de la culture sont quasiment toutes issues de l'art qu'elles valorisent. Elles rayonnent de leur talent qui guide leurs émules et leur public. Elles ont acquis leur reconnaissance professionnelle après des années de pratique et de performances. Formées «sur le tas», elles comptent sur leur flair ou leur expérience pour assimiler les multiples facettes de la gestion et de la promotion de leur art. Consciente des lacunes de la formation, l'association Artos (Association romande technique organisation spectacle) propose un brevet fédéral de technicien du spectacle et a mandaté l'UNIL et l'UNIGE pour un certificat de formation continue en gestion et actions culturelles. Ce programme de 300 heures de cours répartis en 50 journées démarrera en janvier 2000. Deux tiers de la formation sont dédiés au management, le solde à la politique culturelle. Les cours sont accompagnés d'études de cas, de visites d'artistes et de gestionnaires culturels. Chaque participant élaborera un projet personnel.

Le Comité de direction (les professeurs Bernard Catry, HEC-UNIL, Eric Eigenmann, UniGE, Jean-Yves Pidoux, SSP-UNIL et des responsables d'Artos et des services de formation continue des deux unis) a choisi comme enseignants des universitaires et des praticiens, actifs dans les milieux du spectacle, des musées et des arts graphiques, au niveau national et international.

Unique en Suisse, cette formation vise à fournir des outils et compétences pour assurer la direction d'organismes et organisations culturelles. La coordination du cours est assurée, au sein du Service de formation continue de l'UNIL, par Ana Rodriguez, diplômée de HEC et au bénéfice d'une vaste expérience en ressources humaines et en formation des adultes.

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Le marketing et le sport

Il y a deux ans, le symposium «Sport et télévision» organisé par l'Association suisse des managers du sport (ASMS) au Musée olympique avait eu un fort retentissement. Celui de cette année confirmera cette tradition qui s'instaure. Son thème et la qualité des intervenants le garantissent.

L'ASMS est née de la volonté d'anciens élèves de l'IDHEAP de prolonger l'élan de leur formation en management du sport par des rencontres et des manifestations liées à leur pratique professionnelle. La création récente, au sein de la Faculté des SSP, de l'Institut des sciences du sport et de l'éducation physique renforce leur action et élargit leur public. D'autant plus qu'Alain Mermoud, organisateur du symposium et à la fois membre de l'ASMS et responsable dans l'Institut de l'unité d'enseignement et de recherche en activités physiques et sportives.

Ce symposium, animé par Jean-Philippe Rapp, journaliste à la Télévision romande, abordera plusieurs facettes du marketing dans des disciplines sportives.

«Sion 2006», foot et cyclisme

Quatre jours après le vote du CIO sur le choix de la ville des JO d'hiver 2006, Matthias Bodenmann, commentera - dans la joie ou la tristesse - la stratégie déployée pour «Sion 2006».

Le foot sera à l'honneur avec M. Martin Kallen, de l'UEFA, qui parlera de la promotion liée à la Ligue des champions tandis qu'Yves Marchand, directeur actuel de l'Olympique de Marseille, exposera son action d'ancien dirigeant d'adidas-France pour les Championnats du monde de l'an passé. Le volley-ball, sport-phare du LUC, sera évoqué par Daniel Loup qui parlera de la stratégie de La Suisse assurance dans son choix de soutien à des manifestations sportives

Organisateur d'événements sportifs - dont plusieurs championnats du monde (3 en full-contact, 1 en boxe et 5 en supercross) et 3 rencontres de l'équipe suisse en Coupe Davis -, Daniel Perroud parlera du Tour de romandie dont il a «orchestré» les 3 dernières éditions (1997-99) et de l'évolution du sponsoring sportif dopée par les médias électroniques

Quel est l'impact de ce sponsoring et comment le mesurer? Katie Proctor, collaboratrice à Sports marketing surveys, leader mondial des études dans le domaine sportif, traitera de l'éventail des objectifs qu'une société commerciale peut atteindre dans son appui à un événement sportif ou un athlète et comment mesurer son résultat.

Bref, une journée marathon (9-17h) avec deux tables rondes et du temps pour la discussion.

Un bel exemple de marketing sportif!

Axel Broquet

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L'âge bête n'a pas d'âge

L'âge bête, n'est pas l'exclusivité des jeunes adolescents. Il s'agit plutôt d'un mécanisme de défense, particulièrement utilisé à l'adolescence, mais dont use aussi l'adulte dans certains cas.

Pour Paul Denis, psychanalyste à Paris, l'âge bête, c'est celui auquel «les préadolescents cherchent à se rendre maîtres de leur affectivité par le moyen de la bêtise. Plus qu'un âge, il s'agit d'une potentialité de l'esprit, observable à plusieurs époques de la vie.» C'est le «fonctionnement bête», en se basant sur l'âge bête qu'évoquera Paul Denis, le 17 juin lors d'une conférence intitulée «Eloge de la bêtise».

L'adolescence est pour celui ou celle qui la vit la «période où le jeu doit être remplacé par le pour de bon. L'ancien système, celui de la période de latence, est dévalorisé et les solutions d'équilibre adultes paraissent inaccessibles», précise le psychanalyste. Le fonctionnement «bête» apparaît alors dès que l'adolescent se retrouve sans possibilité de traiter ses émotions: dans «toutes les circonstances ayant valeur traumatique, valeur de séduction, qu'il s'agisse de la confrontation avec une situation phobogène (apparaître en public, par exemple), d'une situation comportant une part de stimulation sexuelle, de situations de groupe. Chez l'adulte, on assiste à une résurgence du fonctionnement bête, lors de situations inhabituelles sans qu'il ne trouve de possibilité d'adaptation. C'est le cas par exemple de la vie militaire» souligne Paul Denis.

Les adolescents engagés dans l'âge bête ne sont ni plus, ni moins bêtes que ceux qui n'y sont plus ou pas encore. Ce qui constitue la bêtise de l'âge bête, c'est l'application de procédés émotionnels particuliers à une situation affective nouvelle. L'adolescent en changement vit dans une période de transition entre l'enfant qu'il n'est plus et l'adulte qu'il n'est pas encore. «Son goût pour le coq-à-l'âne, l'à-peu-près comique, (le calembour par exemple) est en partie l'expression psychique de cet état. Le conflit lié au remaniement des identifications, le fait qu'il est à la fois à la recherche d'originalité et de modèles le rend sensible à tout ce qui a trait à l'imitation.

La bêtise vise à retrouver une aire de jeu par transformation de ce qui appartient à la réalité, et souvent la négation de celle-ci. L'anorexie donne l'exemple, dans la négation de sa réalité corporelle, d'une forme tragique de fonctionnement "bête". Mais la bêtise c'est aussi l'expression du lien ambigu qui le relie à ses parents: tout en affirmant sa différence et son éloignement (provocation, agressivité), il maintient une relation de dépendance comme s'il affirmait: «Je suis trop bête, j'ai encore besoin de vous».

Sophie Vassaux