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au sommaire des numéros du
semestre
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- Edito:
sale temps pour les étudiants
- Un expert
à quoi ça sert?
- Le point,
faculté par faculté
- Des
espaces homogènes
- Le
privilège thérapeutique
- La
religion au secours du
médecin?
- Première
suisse en gestion culturelle
- Le
marketing et le sport
- L'âge
bête n'a pas d'âge
-
-
Sale temps pour
les étudiants?
par Patricia Reymond
L'été approche et avec lui les examens...
Cette année, ils ont une longueur d'avance sur le
soleil. Après avoir donné de bons
«mauvais» conseils pour rater votre mémoire
(N° 368), Uniscope s'intéresse aux examens et en
particulier aux experts (pp 1-2). Force est de constater que
la diversité est de mise, les facultés ayant
chacune adopté une autre manière de les
désigner.
Qui dit examen, dit parfois échec... Après
chaque session, les conseillers du Service d'orientation des
étudiants voient défiler leur lot de candidats
malchanceux. L'échec n'est pas vécu et
analysé de la même manière, qu'on soit
issu d'un milieu socio-culturel favorisé ou non.
«Je ne suis pas fait pour cela» estiment les
étudiants défavorisés, tandis que les
plus aisés privilégient d'autres
explications.
Les causes d'échec? Pour Claude Roulin, les deux
principales sont une mauvaise orientation et un manque de
travail ou, plus fréquemment encore, un travail de
mauvaise qualité. Réussir, cela s'apprend.
C'est pourquoi le Service propose une brochure,
«Objectif réussite», qui propose
d'améliorer ses méthodes de travail et de
mieux gérer le stress.
Des conseils utiles en attendant «Rebondir»,
une information destinée à ceux qui ont
vécu l'échec qui devrait voir le jour à
la rentrée.
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Expert-e,
à quoi ça sert?
Educateur, n°4, mai 1996
D'accord, c'est bientôt l'été. Le
temps des vacances est presque là, toutefois, avant
d'en profiter pleinement il reste pour beaucoup d'entre vous
une petite formalité à passer: les
examens.
Vous avez peur... (Enfin, certains d'entre vous.)
Voilà quinze jours que vous ne dormez plus, le
café vous accompagne jour et nuit, vous n'avez plus
vu personne depuis des lustres, vous avez même
renoncé à vous rendre à l'anniversaire
de votre meilleur-e ami-e, vous rêvez sans cesse que
vous restez endormis-e le jour J et vous avez presque
envisagé de suivre des cours de yoga ou de
sophrologie... c'est dire votre état. Mais que vous
arrive-il, donc? C'est l'angoisse des examens.
Respirez, calmez-vous et visualisez la scène...
celle de l'examen. La porte s'ouvre, c'est votre tour, vous
entrez. La salle est grande, elle paraît vide. Au
fond, tout au fond, on vous attend, on vous observe... Ils
sont là: le prof et l'autre.
L'autre, c'est l'expert. Vous l'aviez oublié,
celui-là?! hein?! Ce n'est pas grave. Restez calme.
Uniscope vous donne quelques trucs afin de ne pas vous
laisser déstabiliser ni de vous évanouir
à son premier regard. Pensez:
- - qu'il-elle a déjà été
à votre place et qu'il-elle sait ce que vous
ressentez;
- - qu'il-elle aussi préférerait
probalement être à la piscine ou au
cinéma;
- - que stressé-e comme vous ce matin (bon,
d'accord quand même un peu moins) il-elle a mis sa
chemise à l'envers;
- - qu'après tout, il ne faut pas se fier aux
apparences, il-elle est peut-être encore beaucoup
plus timide que vous.
- Bref, rentrez le ventre, serrez les fesses, cet
expert vous allez l'impressionner!
Trêve de plaisanterie, Uniscope, s'en est
allé balluchon au vent, carcolant de-ci de-là,
par monts et par vaux, de faculté en faculté
afin d'élucider le fameux mystère des
experts...
Pas si simple que ça, ce
mystère-là!
En effet, la situation, le choix, le rôle des
experts varient d'une faculté à l'autre.
Chacune a son approche, sa vision propre de l'expertise, qui
parfois est en contradiction totale avec celle de la
faculté voisine. Maintenant, en route pour un petit
tour des facultés.
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Faculté
par faculté, le point sur les experts
Sciences: experts internes et
externes
- «En Sciences, précise François
Grize, doyen de la faculté, les experts sont
choisis par le décanat sur proposition des
examinateurs.» Ils viennent soit de la
faculté (assistant avancé, MER ou autre
professeur), soit de l'extérieur, avec une plus
forte tendance à les choisir à
l'extérieur au second cycle. «Le niveau de
l'expert a tendance à s'élever avec celui
de l'étudiant. Je pense que choisir un expert
à l'intérieur de la faculté est un
avantage pour celui ou celle qui passe son examen, car
l'expert est au courant de la matière
enseignée», précise le doyen. Les
experts internes ne sont pas payés, les experts
extérieurs à l'UNIL sont parfois
rémunérés, mais en
général seulement
défrayés.
- Le rôle de l'expert est aussi bien de
vérifier le bon déroulement de l'examen que
de débloquer la situation en cas de blocage ou de
conflit. (sv)
-
Médecine: un cas un peu
particulier
- En médecine, à l'inverse des autres
facultés, les examens sont fédéraux.
C'est le président local (le Dr Claude Willa pour
la Faculté de médecine de L'UNIL) ou
l'examinateur, avec l'accord du président, qui
choisissent les experts. Ceux-ci sont à la fois
internes et externes (médecins installés)
afin de garder un lien entre pratique et recherche.
- Ils sont tous rémunérés, 35 fr.
par épreuve, qu'elle soit écrite ou orale,
avec une augmentation de 75% pour les médecins
installés. L'expert n'a pas le droit d'examiner
plus de deux candidats à l'heure et au maximum 8
par jour. Si l'examinateur dirige l'examen, l'expert
veille à son bon fonctionnement.
- En cas de litige, c'est au président local de
règler la situation, puis, si aucune solution n'a
été trouvée, au comité
directeur qui réunit l'ensemble des
présidents locaux des cinq facultés de
médecine en Suisse. (sv)

Le Monde de l'Education,, n°271, juin1999
Faculté des lettres: des
experts-assistants
- «En Lettres, les experts sont choisis par les
professeurs, le décanat veille seulement à
ce que l'assistant d'un professeur ne fonctionne pas
comme expert de ce même prof» souligne le
doyen des Lettres, Remi Jolivet. Dans la plupart des cas
les experts sont choisis à l'intérieur de
la faculté car depuis les restrictions
budgétaires d'Orchidée ces expertises ne
sont plus rétribuées. Il subsiste
aujourd'hui quelques experts externes qui viennent
gratuitement (prof. de gymnase, anciens
élèves, etc).
- Son rôle est celui de témoin et garant
de la bonne marche de l'examen.
- Pour le doyen, en cas de conflit «la discussion
avec l'expert est une négociation où chacun
fait valoir ses arguments et où l'on finit par se
mettre d'accord». (sv)
Faculté de droit:
experts-assistants internes
- En Droit, les experts sont choisis par l'adjoint de
faculté et le président de l'association
des étudiants en droit. «Les experts aux
examens sont toujours des assistants, mais ne doivent ni
être l'assistant, ni le thésard du
professeur pour l'examen duquel ils sont experts, ceci
afin d'éviter les conflits entre assistant et
professeur en cas de litige lors d'un recours
d'étudiant. Il serait regrettable qu'un assistant
abandonne son travail de doctorat car il ne s'est pas
entendu avec son professeur lors d'un examen,
précise Georges Delessert, adjoint à la
Faculté de droit. En outre, les experts doivent
être assistants depuis une année au moins,
afin d'éviter d'être en face d'anciens
camarades.» Ils ne sont pas payés. «Leur
rôle, est de contrôler le bon
déroulement de l'examen et tenir le P.V. »
(sv)
En HEC: les experts sont
d'anciens gradués
- «A l'Ecole des hautes études
commerciales, précise Olivier Blanc, doyen de la
faculté, les experts sont en général
tous des experts extérieurs, d'anciens
gradués, qui ont entre 40 et 55 ans. Nous avons
une liste, les experts s'inscrivent en fonction de leur
disponibilité. La liste est fournie une fois par
année au DFJ, pour validation.» La mission de
l'expert est de s'assurer du bon déroulement de
l'examen mais le professeur est seul responsable de la
note donnée. Comme ils sont extérieurs
à l'Université, les experts sont
payés d'après des tarifs qui varient selon
qu'ils travaillent à l'Etat ou dans le
privé. (sv)
-
- La Théologie:
l'avantage d'être petit
- A la faculté de théologie, les experts
sont choisis par le Conseil de faculté, sur
proposition des professeurs. L'expert ne doit ni
être un assistant qui dépend du professeur,
ni son thésard. Même si les
compétences sont réduites, on choisit
parfois des experts issus d'autres branches (de la
même faculté). L'assistant n'est pas
rémunéré contrairement à
l'expert extérieur qui l'est selon un forfait.
«Les conflits sont rares, c'est l'avantage d'une
petite faculté où tout se sait»,
précise Pierre Gisel, doyen de la
Théologie. (sv)
Au moment de mettre sous presse, nous n'avons pas
reçu de réponse de la Faculté des
sciences sociales et politiques.Nous rendons attentif le
lecteur que dans ces pages nous ne parlons que des experts
d'examen et non ceux de thèse, de mémoire ou
de travail de diplôme.
Des espaces
homogènes
En analyse fonctionnelle, les espaces homogènes
posent un certain nombre de problèmes aux
mathématiciens; il suffit de voir le nombre des
publications qui leur sont consacrées pour s'en
convaincre. Le 18 juin, l'Institut de mathématiques
invite un spécialiste de la question.
Intervenant dans le cadre d'un cours postgrade, le
professeur Noël Lohoué donnera une
conférence générale sur les espaces
homogènes. «Le sujet est complexe, explique le
professeur Antoine Derighetti, car sur un objet relativement
simple, on doit appliquer un grand nombre de méthodes
très complexes.»
Noël Lohoué travaille sur les quotients de
groupes, en particulier sur les groupes SL2. Son
exposé décrira une décomposition en
irréductibles de la représentation quasi-
régulière de L2(SL (2,
R)/H) avec H comme sous-groupe de congruence. Les liens avec
la théorie des nombres et la géométrie
des espaces homogènes seront mis en
évidence.
Ses travaux ont une portée en physique
théorique puisqu'ils interviennent dans le calcul des
particules, d'où l'importance du sujet en
mécanique quantique. Destinée à des
mathématiciens non spécialisés, la
conférence sera suivie d'un débat. Soulignons
que le professeur a des liens avec l'institut et qu'il a
encouragé plusieurs chercheurs de l'UNIL.
Noël Lohoué
- Né au Cameroun, Noël Lohoué a
travaillé aux USA avant d'être nommé
professeur à l'Université de Paris XI
(Paris-Sud), Orsay. Il est l'auteur de plusieurs
publications sur divers problèmes tels que la
cohomologie, les espaces homogènes et les groupes
de Lie ou encore l'équation des ondes. (pr)
-
Retour au sommet
Le
privilège thérapeutique
Quelles limites peut-on poser à l'autonomie d'un
patient? Le médecin a-t-il un droit
d'ingérence? Un chercheur de la Fondation Chassot
pour l'éthique médicale fait le point.
Obtenir le consentement d'un patient avant de lui
prescrire un traitement, voilà qui va de soi en
théorie... Mais le médecin a parfois de la
peine à faire passer son information, par exemple
quand le malade est un enfant, un vieillard sénile,
un handicapé mental ou quand il montre une
réticence face au traitement. Face à ce
problème, les Américains ont
développé la notion d'un «informed
consent» qu'on traduit par «consentement libre et
éclairé». C'est cette notion que le Dr.
Lazare Benaroyo, privat-docent et chargé de cours
à la Faculté de médecine, se propose
d'aborder d'un point de vue philosophique.
Historiquement, cette notion a été
développée pour poser des garde-fous à
la recherche médicale. Le problème s'est
d'abord posé pour des expérimentations
médicales auxquelles étaient soumis des
cobayes volontaires mais mal informés. Les chercheurs
s'étaient contentés de bribes de
réponses sans respecter, par conséquent, ce
que le Dr. Benaroyo qualifie de «droit de
non-ingérence».
En médecine clinique, ce droit se heurte au devoir
du médecin d'intervenir lorsque la santé du
patient est menacée. L'autonomie de la personne est
en effet restreinte par la maladie elle-même. C'est
pourquoi les médecins conservent une marge
d'appréciation; faut-il parler, par exemple, d'un
effet secondaire si le risque est quasi nul? C'est pourquoi
on parle de «privilège
thérapeutique». L'important n'est-il pas
d'obtenir l'adhésion du patient? Ne doit-on pas voir
le choix d'un traitement comme une coresponsabilité
du médecin et du malade? (pr)
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La
religion au secours du médecin?
Chaque année, les groupements des médecins
généralistes vaudois organisent une
journée d'étude et de réflexion. Cette
fois, ils se déplacent à la Grange pour
discuter des interactions entre la santé et le
spirituel.
Médecins et religieux ont souvent
revendiqué, à tort ou à raison, le
pouvoir de guérir. Nul ne peut nier aujourd'hui
l'influence du mental sur le physique. C'est pourquoi des
médecins ont invité des théologiens
à en parler.
La professeure Lytta Basset ouvrira les feux de cette
journée. Elle présentera des similitudes entre
une psychothérapie et l'accompagnement pastoral tout
en insistant sur ses spécificités. «Dans
les deux cas, il s'agit d'un cheminement intérieur,
le Christ ne dit-il pas que le royaume de Dieu est en
nous?» Pas de recette miracle cependant... «A la
personne qui me sollicite, je dis que nous ne sommes pas
deux mais trois. Et que c'est Dieu qui est présent
qui l'aidera à dénouer ses blocages.»
Françoise Jeannotat, anthropologue en Sciences et
histoire des religions, viendra parler des médecines
parallèles. «Je m'interroge sur la tendance
actuelle à intégrer la quête spirituelle
dans celle d'un mieux-vivre.» Elle parlera de
l'ayurveda, une médecine traditionnelle indienne qui
connaît un succès certain en Occident.
Fondé sur des textes sacrés, il propose des
manières d'améliorer sa qualité de vie
(méditation, hygiène de vie, etc.).
«C'est une médecine préventive.»
Le théologien Pierre Glardon, chargé
d'enseignement en théologie, réfléchira
sur la capacité des individus à sortir du
deuil. Initiateur de groupes d'accompagnement des personnes
en deuil, il définit cette épreuve comme un
point de rencontre entre médecine et religion.
«Le deuil sert souvent de catalyseur. L'image qu'on a
de soi et de Dieu détermine la capacité d'une
personne à rebondir.»
Ouverte aux étudiants et au personnel de l'UNIL,
la journée sera animée par le journaliste
Patrick Ferla. D'autres conférences apporteront des
éclairages nouveaux. Le rabbin Hervé Krief
présentera ensuite les spécificités de
l'accompagnement rabbinique. Emmanuel Schwad, psychologue et
théologien, présentera une conférence
intitulée Les idéaux, entre pathologie et
santé et Jean-Michel Sordet une autre sur les
Procédures rituelles et soins médicaux. Enfin,
Roger Berthouzoz, professeur de théologie à
l'Université de Fribourg, spécialiste des
questions liées au génie
génétique, parlera des enjeux de la relation
médecin-patient. (pr)
Bojan Brecelj pour Animan, n° 67,
1995Médecine et religion
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Première
suisse en gestion culturelle
La gestion culturelle ne
s'improvise pas. Face à cette évidence, les
Universités de Lausanne et Genève ont
reçu mandat d'offrir une formation continue dans le
domaine.
Les étoiles au firmament des mondes du spectacle
et de la culture sont quasiment toutes issues de l'art
qu'elles valorisent. Elles rayonnent de leur talent qui
guide leurs émules et leur public. Elles ont acquis
leur reconnaissance professionnelle après des
années de pratique et de performances. Formées
«sur le tas», elles comptent sur leur flair ou
leur expérience pour assimiler les multiples facettes
de la gestion et de la promotion de leur art. Consciente des
lacunes de la formation, l'association Artos (Association
romande technique organisation spectacle) propose un brevet
fédéral de technicien du spectacle et a
mandaté l'UNIL et l'UNIGE pour un certificat de
formation continue en gestion et actions culturelles. Ce
programme de 300 heures de cours répartis en 50
journées démarrera en janvier 2000. Deux tiers
de la formation sont dédiés au management, le
solde à la politique culturelle. Les cours sont
accompagnés d'études de cas, de visites
d'artistes et de gestionnaires culturels. Chaque participant
élaborera un projet personnel.
Le Comité de direction (les professeurs Bernard
Catry, HEC-UNIL, Eric Eigenmann, UniGE, Jean-Yves Pidoux,
SSP-UNIL et des responsables d'Artos et des services de
formation continue des deux unis) a choisi comme enseignants
des universitaires et des praticiens, actifs dans les
milieux du spectacle, des musées et des arts
graphiques, au niveau national et international.
Unique en Suisse, cette formation vise à fournir
des outils et compétences pour assurer la direction
d'organismes et organisations culturelles. La coordination
du cours est assurée, au sein du Service de formation
continue de l'UNIL, par Ana Rodriguez, diplômée
de HEC et au bénéfice d'une vaste
expérience en ressources humaines et en formation des
adultes.
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Le marketing et
le sport
Il y a deux ans, le symposium «Sport et
télévision» organisé par
l'Association suisse des managers du sport (ASMS) au
Musée olympique avait eu un fort retentissement.
Celui de cette année confirmera cette tradition qui
s'instaure. Son thème et la qualité des
intervenants le garantissent.
L'ASMS est née de la volonté d'anciens
élèves de l'IDHEAP de prolonger l'élan
de leur formation en management du sport par des rencontres
et des manifestations liées à leur pratique
professionnelle. La création récente, au sein
de la Faculté des SSP, de l'Institut des sciences du
sport et de l'éducation physique renforce leur action
et élargit leur public. D'autant plus qu'Alain
Mermoud, organisateur du symposium et à la fois
membre de l'ASMS et responsable dans l'Institut de
l'unité d'enseignement et de recherche en
activités physiques et sportives.
Ce symposium, animé par Jean-Philippe Rapp,
journaliste à la Télévision romande,
abordera plusieurs facettes du marketing dans des
disciplines sportives.
«Sion 2006», foot et
cyclisme
Quatre jours après le vote du CIO sur le choix de
la ville des JO d'hiver 2006, Matthias Bodenmann, commentera
- dans la joie ou la tristesse - la stratégie
déployée pour «Sion 2006».
Le foot sera à l'honneur avec M. Martin Kallen, de
l'UEFA, qui parlera de la promotion liée à la
Ligue des champions tandis qu'Yves Marchand, directeur
actuel de l'Olympique de Marseille, exposera son action
d'ancien dirigeant d'adidas-France pour les Championnats du
monde de l'an passé. Le volley-ball, sport-phare du
LUC, sera évoqué par Daniel Loup qui parlera
de la stratégie de La Suisse assurance dans son choix
de soutien à des manifestations sportives
Organisateur d'événements sportifs - dont
plusieurs championnats du monde (3 en full-contact, 1 en
boxe et 5 en supercross) et 3 rencontres de l'équipe
suisse en Coupe Davis -, Daniel Perroud parlera du Tour de
romandie dont il a «orchestré» les 3
dernières éditions (1997-99) et de
l'évolution du sponsoring sportif dopée par
les médias électroniques
Quel est l'impact de ce sponsoring et comment le mesurer?
Katie Proctor, collaboratrice à Sports marketing
surveys, leader mondial des études dans le domaine
sportif, traitera de l'éventail des objectifs qu'une
société commerciale peut atteindre dans son
appui à un événement sportif ou un
athlète et comment mesurer son résultat.
Bref, une journée marathon (9-17h) avec deux
tables rondes et du temps pour la discussion.
Un
bel exemple de marketing sportif!
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L'âge
bête n'a pas d'âge
L'âge bête, n'est pas l'exclusivité
des jeunes adolescents. Il s'agit plutôt d'un
mécanisme de défense, particulièrement
utilisé à l'adolescence, mais dont use aussi
l'adulte dans certains cas.
Pour Paul Denis, psychanalyste à Paris,
l'âge bête, c'est celui auquel «les
préadolescents cherchent à se rendre
maîtres de leur affectivité par le moyen de la
bêtise. Plus qu'un âge, il s'agit d'une
potentialité de l'esprit, observable à
plusieurs époques de la vie.» C'est le
«fonctionnement bête», en se basant sur
l'âge bête qu'évoquera Paul Denis, le 17
juin lors d'une conférence intitulée
«Eloge de la bêtise».
L'adolescence est pour celui ou celle qui la vit la
«période où le jeu doit être
remplacé par le pour de bon. L'ancien système,
celui de la période de latence, est
dévalorisé et les solutions d'équilibre
adultes paraissent inaccessibles», précise le
psychanalyste. Le fonctionnement «bête»
apparaît alors dès que l'adolescent se retrouve
sans possibilité de traiter ses émotions: dans
«toutes les circonstances ayant valeur traumatique,
valeur de séduction, qu'il s'agisse de la
confrontation avec une situation phobogène
(apparaître en public, par exemple), d'une situation
comportant une part de stimulation sexuelle, de situations
de groupe. Chez l'adulte, on assiste à une
résurgence du fonctionnement bête, lors de
situations inhabituelles sans qu'il ne trouve de
possibilité d'adaptation. C'est le cas par exemple de
la vie militaire» souligne Paul Denis.
Les adolescents engagés dans l'âge
bête ne sont ni plus, ni moins bêtes que ceux
qui n'y sont plus ou pas encore. Ce qui constitue la
bêtise de l'âge bête, c'est l'application
de procédés émotionnels particuliers
à une situation affective nouvelle. L'adolescent en
changement vit dans une période de transition entre
l'enfant qu'il n'est plus et l'adulte qu'il n'est pas
encore. «Son goût pour le
coq-à-l'âne, l'à-peu-près
comique, (le calembour par exemple) est en partie
l'expression psychique de cet état. Le conflit
lié au remaniement des identifications, le fait qu'il
est à la fois à la recherche
d'originalité et de modèles le rend sensible
à tout ce qui a trait à l'imitation.
La bêtise vise à retrouver une aire de jeu
par transformation de ce qui appartient à la
réalité, et souvent la négation de
celle-ci. L'anorexie donne l'exemple, dans la
négation de sa réalité corporelle,
d'une forme tragique de fonctionnement "bête". Mais la
bêtise c'est aussi l'expression du lien ambigu qui le
relie à ses parents: tout en affirmant sa
différence et son éloignement (provocation,
agressivité), il maintient une relation de
dépendance comme s'il affirmait: «Je suis trop
bête, j'ai encore besoin de vous».
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