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1643

Jean-Louis Guez de Balzac, Lettres

Paris, Billaine, 1665

L'Arminius de Scudéry

Cette lettre du 16 avril 1643 à Scudéry articule le commentaire de son Arminius avec l'adieu que fait le dramaturge à la scène :

Si ce poème [L’Arminius] est le dernier présent que vous voulez faire au théâtre comme vous nous en faites peur, nous ne pouviez pas prendre congé du peuple par un adieu plus remarquable que celui-là, ni qui vous en fît plus regretter. Je souscris généralement à ce qui en a été dit dans la préface. Et j’y ajoute, Monsieur, que votre Arminius n’est pas seulement votre chef-d’œuvre mais qu’il est aussi chef-d’œuvre de l’art et qu’il fera honneur à nos muses et donnera de la jalousie à leurs voisines. J’ajoute encore que c’est un enfant qui marque le lieu d’où il est venu et se sent du courage de son père. La simple imitation et la force empruntée de la matière ne vont pas si haut. Il y a ici quelque chose de naturel et de propre et ce n’était pas assez d’être habile et homme d’esprit, il fallait être brave et homme de cœur pour faire parler si noblement Germanicus et Arminius.

Correspondance disponible sur Gallica.


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