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ca. 1645

Jean-Louis Guez de Balzac, Les Entretiens de feu Monsieur de Balzac

Paris : A. Courbe, 1657

Existence malheureuse d’un homme en société

Guez de Balzac dit ici transcrire une traduction française de son cru d’une « Petite Histoire » qu’une connaissance du destinataire de l’entretien, un « solitaire », lui a dictée en langue latine. L’histoire présente un parallèle explicite entre la flagornerie nécessaire au commerce des « beaux esprits » et le monde du théâtre.

Il faut bien se garder d’une si dangereuse familiarité, traitant avec ces gens-là [les beaux esprits]. Il faut qu’on s’ajuste, qu’on se pare, qu’on se farde même, pour plaire à des yeux si délicats ; et la condition de celui qui a dessein de leur plaire est pour le moins aussi malheureuse que celle d’un homme qui serait obligé ou de ne parler jamais qu’en musique, ou d’être sur un théâtre depuis le matin jusques au soir, ou de passer toute sa vie en jours de cérémonie et avec un autre habillement que le sien.

Extrait de l'entretien VII : « Histoire en petit. À Monsieur le comte de [Fiesque] » disponible sur Gallica, p. 134-135.


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