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ca. 1650

Jean-Louis Guez de Balzac, Les Entretiens de feu Monsieur de Balzac

Paris : A. Courbe, 1657

Défense de la poésie et des spectacles

Guez de Balzac s’oppose ici à un des arguments récurrents servant à discréditer la poésie en la comparant aux autres divertissements.

Après quantité de faibles raisons, vous m’en alléguez une que je tiens la moins considérable de toutes et sur laquelle vous dites qu’ils insistent davantage : il faut bannir la poésie parce qu’on se sert d’elle à mauvais usage. Faut-il lui vouloir mal à cause qu’on lui fait tort ? Au contraire, il me semble qu’il faudrait la plaindre comme une innocente qu’on a outragée, comme une vierge à l’honneur de laquelle on a attenté. Faut-il condamner les fêtes parce que l’oisiveté et la volupté n’en usent pas bien ? Faut-il abolir les pompes et les spectacles honnêtes parce que la débauche se mêle quelquefois avec la joie ? À mon avis, cette rigueur est un peu trop grande.

Extrait de l'entretien XV : « Défense contre les accusateurs de la poésie. À Monsieur Chapelain, conseiller du roi en ses conseils » disponible sur Gallica, p. 217-8.


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