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ca. 1651

Jean-Louis Guez de Balzac, Les Entretiens de feu Monsieur de Balzac

Paris : A. Courbe, 1657

François de Malherbe, un bien piètre orateur

Guez de Balzac surnomme Malherbe « l’anti-Mondory » en référence au grand comédien cornélien Guillaume Desgilberts (dit Mondory) dont il est loin, apparemment, de partager les dons d’élocution.

On vous a dit la vérité : Malherbe disait les plus jolies choses du monde. Mais il ne les disait point de bonne grâce et il était le plus mauvais récitateur de son temps. Nous l’appelions l’anti-Mondory : il gâtait ses beaux vers en les prononçant. Outre qu’on ne l’entendait presque pas, à cause de l’empêchement de sa langue et de l’obscurité de sa voix, il crachait pour le moins six fois en récitant une stance de quatre vers. Et ce fut ce qui obligea le cavalier Marin à dire de lui qu’il n’avait jamais vu d’homme plus humide ni de poète plus sec.

Extrait de l'entretien XXXVII : « À Monsieur de Plassac-Méré. De Malherbe » disponible sur Gallica, p. 410-1.


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