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1702

Jean-Baptiste Morvan de Bellegarde, Lettres curieuses de littérature et de morale

Paris : J. et M. Guignard, 1702

De l’éducation des enfants

Bellegarde déplore que les parents préfèrent éduquer leurs enfants aux exercices de la mondanité (musique, danse, manières) plutôt que d’exercer leur intelligence.

Le peu de soin que l’on prend de former la raison des hommes est cause qu’ils n’ont pas le goût délicat : on donne aux enfants des maîtres pour le chant, pour la danse, pour leur apprendre à faire une révérence de bonne grâce, à marcher de bon air ; mais personne n’est chargé du soin de leur former l’esprit ; on n’y pense pas ; c’est ce qui fait que la plupart des hommes se conduisent plutôt par caprice et par l’impétuosité d’une humeur bizarre que par les lumières de leur raison, qui n’est pas assez cultivée.

Extrait de la première lettre, "Sur le bon goût", disponible sur Gallica, p. 33-4.


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