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1702

Jean-Baptiste Morvan de Bellegarde, Lettres curieuses de littérature et de morale

Paris : J. et M. Guignard, 1702.

Faire durer le suspense

Selon Bellegarde, la pièce la meilleure est celle qui retarde le plus le dénouement parce qu’elle provoque chez le spectateur un profond sentiment de suspense.

Le nœud d’une tragédie comprend les desseins des principaux personnages et tous les obstacles propres ou étrangers qui les traversent. Il va ordinairement jusqu’à la fin du quatrième acte et dure quelquefois jusqu’à la dernière scène du cinquième ; ce qui est une extrême beauté dans une pièce, qui est d’autant plus vive et plus intéressante que l’esprit du spectateur est toujours suspendu sur l’événement.

Extrait de la cinquième lettre, « Sur les pièces de théâtre », disponible sur Gallica, p. 332.


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