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1656

Philippe de Villers, Mémoires de ce que nous avons vu et appris de plus remarquable pendant notre voyage commencé le 9e de décembre de l'an 1656

Journal du voyage de deux jeunes hollandais à Paris en 1656-1658, éd. AP Faugère, Paris, Champion, 1899

Première expérience à la comédie italienne

Deux frères hollandais racontent le voyage d'un an qu'ils firent à Paris en 1656-1657. A la comédie italienne, ils déterminent la spécificité du talent de cette troupe, et ses limites.

Le 1er de juillet, après avoir fait notre dévotion au logis, nous fûmes l’après-dîner pour la première fois à la Comédie italienne et, quoique nous n’y entendions rien, nous ne laissâmes pas de rire, car les postures et les gestes de Scaramouche et de Trivolino sont capables de faire éclater le monde, quoiqu’on ne sache pas ce qu’ils disent. Les Italiens ne réussissent jamais si bien au sérieux qu’à la bouffonnerie. C’est pourquoi, quand on les a vu représenter cinq ou six pièces, on en est déjà dégoûté, parce qu’ils tombent toujours sur les mêmes pensées. Monsieur le Cardinal donne pension à cette bande, et on leur a permis de représenter leurs pièces dans la salle des Comédies du Petit-Bourbon.

éd. AP Faugère, Paris, Champion, 1899, p. 208. 
Édition en ligne sur Gallica p. 208


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