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1696

Louis-François Ladvocat, Correspondance théâtrale entre Louis-François Ladvocat et l'Abbé Dubos

Mercure musical, vol. 2, 1 janvier 1906

Lettre du 6 février 1696

Publiée au début du XXe siècle, cette correspondance présente un caractère exceptionnel de par les détails particuliers qu'elle donne sur différents spectacles. Voici les éléments saillants de la lettre du 6 février 1696.

Enfin Monsieur Jason expira hier. Il n'a laissé en en mourant que 700 livres, et le parterre et les loges en chantèrent le libera ou la délivrance pour l'ennui qu'il leur a causé pendant sa vie sans beaucoup de regret. Nous avons lu, Monsieur de Rosai et moi, votre critique comme une des meilleures que vous ayez faites et des plus judicieuses. Je n'ai pu encore rendre votre lettre au Sieur Roussau qui participe si fort aux louanges qu'on donne à l'auteur de Polixène qu'il oublie le mauvais succès de sa pièce. On dit pourtant que le cinquième acte n'est pas de la force des autres, mais au surplus il s'est plus attaché à imiter Monsieur de Corneille que Racine. Je vous en dirai davantage quand je l'aurai vu.

On jouera mardi Les Saisons et l'on répète Ariane et Bacchus qu'on espère donner le 20 du présent. On a répeté dans mon cabinet les airs de violon qui m'ont paru des meilleurs, les choeurs en sont très beaux. Pour les rôles on en est pas si content, peut-être que le 3, 4 et 5e acte seront plus beaux, ainsi soit-il. Pour les vers, ils sont des plus courts et le sujet de la pièce est incriticable, rien ne s'y fait que par les dieux, Junon prend la figure de Dircé, elle endort Ariane, les songes font paraître Bacchus amoureux de Dircé, Ariane se réveille … [ s'en suit une critique du livre]

Disponible sur Blue Mountain Project.


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