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1660

Mlle de Scudéry, Almahide ou l'Esclave reine

Paris, Courbé, 1660.

Grande scène galante à la comédie

Cette longue scène tout à fait remarquable extraite du volume II de la première partie de l'Almahide, dernier grand roman des Scudéry, fait du déroulement d'une pièce de théâtre le cadre d'une conversation galante.

Comme l'on devait représenter une comédie chez la reine, le Marquis de Montemajor fut si adroit qu'il fit que le grand maître des cérémonies, qui était de ses amis, plaça une de ses parentes sur l'amphithéâtre, auprès de la belle Grenadine, que la duchesse de Médine Sidonia y avait menée. De sorte qu'après cela, Don Alvare arrivant dans le parterre de la salle des spectacles et feignant, en regardant de côté et d'autre, de chercher sans autre dessein où il se pourrait mettre pour bien voir et pour bien entendre, cette officieuse amie, qui savait bien pourquoi elle s’était mise où elle était, l'appela et, se serrant sur la main gauche, lui fit place entre elle et la belle Aminte qui ne fut pas en droit de l'en empêcher. D'abord, après qu'il l'eut saluée fort civilement et qu'il se fut assis, la conversation commença tout haut entre eux trois et ne fut que de la beauté de la pièce que l'on allait voir, du mérite de l’auteur qui l'avait faite, de l'excellence de ses vers, de l'invention de son sujet, de la bonté de ses acteurs, de la magnificence que l'on disait que devaient avoir les décorations et de toutes ces autres bagatelles que les plus honnêtes gens de la cour disent en de pareilles rencontres. Car comme sur la foi de ce que j’avais dit de la qualité d'Aminte et par la considération du duc et de la duchesse de Médine Sidonia qui l'aimaient si tendrement, comme pour son mérite extraordinaire, toute la cour s’était accoutumée à la traiter en personne de condition, l'on ne trouva point étrange, ni de voir la belle Aminte en ce lieu-là, ni de remarquer que le Marquis de Montemajor et sa parente l’entretenaient, en attendant que la représentation de la comédie commençât. Mais, après que cette conversation générale eut ainsi duré quelque temps entre ces trois illustres personnes, insensiblement Dom Alvare et sa parente ne parlèrent plus et cette dernière, se tournant de l'autre côté, se mit à parler bas à l'oreille d'une dame qui la touchait. De sorte que le Marquis de Montemajor, se servant adroitement de cette favorable occasion et s'approchant aussi de l’oreille de l'aimable Grenadine :
– Belle Aminte, lui dit-il tout bas, comme les occasions de vous pouvoir parler en particulier sont très rares, souffrez que je ne perde pas celle-ci et que je ménage sagement des moments si précieux et si difficiles à rencontrer.
– Seigneur, lui répondit-elle, comme je ne sache pas que nous ayons rien d'important à démêler ensemble, je ne vois pas non plus pourquoi vous en chercheriez les occasions avec tant de soin et nous avons eu si peu de commerce ensemble, depuis le peu de temps qu'il y a que je vous connais, que si nous parlions ici de tout ce que nous savons l’un et l'autre, cela n'empêcherait pas que notre conversation ne fût achevée avant que la comédie commence et que l'on ait seulement fait l'ouverture du théâtre, que cette toile peinte nous cache.
– Je vous avoue, belle Aminte, lui répliqua-t-il, qu'il n'y a pas grand nombre de choses dont je puisse, ni dont je veuille vous parler. Mais aussi faut-il que vous me confessiez qu'il y en a une de telle importance que, quand je vous en parlerais toute ma vie, je ne vous en parlerais pas encore assez pour pouvoir vous la dire telle qu'elle est, et telle qu'elle sera toujours.
– Si vous êtes véritable, reprit-elle, il faut que j’aie bien mauvaise mémoire, car je ne m'en souviens point du tout.
– Je crains bien, lui répondit-il, que le défaut ne soit moins en la mémoire qu'en la volonté et que vous ne soyez capable d'oublier que les choses dont vous ne voulez pas vous souvenir.
– Quant au défaut de la mémoire et de la volonté, répartit Aminte, vous joindrez encore celui de l'esprit et de l'imagination. Pourvu que vous me laissiez le sens commun et le jugement, je ne me plaindrai point d’un si beau portrait et je n'en voudrai point plus de mal au peintre.
– Vous aurez sans doute raison, lui répliqua Dom Alvare, car il y a deux choses que tous les peintres du monde ne sauraient jamais bien représenter.
– Je ne fus jamais si stupide, reprit Aminte, que je me le trouve aujourd'hui, et si ce nuage et cet embarras d'esprit me continue, je n'entendrai rien à la comédie, et le poète qui l’a composée aura travaillé en vain pour moi, car enfin, je ne comprends point du tout quelles peuvent être ces deux choses si difficiles à bien peindre.
– C’est votre mérite et mon affection, reprit le Marquis de Montemajor, car l’un est si grand, et l'autre si grande, que tout l’art des paroles n'en saurait venir à bout.
– A ce que je vois, Seigneur, répliqua la belle Grenadine, je me trouverai ici à la comédie en comédie, car vous composez une fable avant que celle que la cour doit voir ait paru.
– La fable et l’histoire ne sont pas la même chose, lui dit Dom Alvare, et il y a bien plus de vérité que d'invention en ce que je viens de vous dire.
– Mais enfin, répliqua-t-elle, soit que le Marquis de Montemajor passe pour poète ou pour historien, comme il n'a pas tant de réputation en ces beaux arts que le fameux Riquelme qui a composé la pièce de théâtre que nous allons voir, il ne trouvera pas mauvais, s'il lui plaît, que je préfère la fable de ce dernier à la sienne et que, pour écouter mieux l'autre, je ne l'écoute plus du tout.


[… p. 1041] : Si le lieu où nous sommes me le permettait, lui répondit-il, je me jetterais à vos pieds, pour vous demander pardon d’un crime qui n’a pas été volontaire. Si vous vous en repentez (dit-elle en abaissant son voile et en se tournant de l’autre côté), l’on vous le pardonnera, pourvu que par pénitence vous ne me parliez plus, tant que durera la comédie, car je la veux écouter avec attention.

– Je l’accomplirai, cette rude pénitence, lui répliqua Don Alvare, mais je demande grâce pour les entractes, quelque passion que vous puissiez avoir pour la musique qui les distingue. 

Aminte ne put s’empêcher de sourire de ce que le marquis de Montemajor lui disait, quoiqu’elle fût un peu en colère de la liberté qu’il avait prise de lui parler si ouvertement de son amour. Mais elle ne lui répondit pourtant rien, car en même temps le roi et la reine arrivèrent, environnés de leur cour et de leurs gardes, avec le bruit et le tumulte que l’on entend toujours en de pareilles occasions et, s’étant placés sous le haut dais, l’on abattit la toile peinte qui cachait la scène et l’on vit, à la faveur de mille lumières qui brillaient sans être vues, que la face du théâtre représentait celle d’un grand et superbe palais, toute pleine de niches et de statues, de frises et de cornices, de moulures et de cordons, de festons et de cartouches, de bases et de chapiteaux, de colonnes et de pilastres d’ordre corinthien. Car ce magnifique palais était celui de Créon roi de Corinthe, et c’était la tragédie d’Antigone que l’on allait représenter. Cependant la musique ayant commencé de se faire entendre, Dom Alvare recommença de parler et s’approchant de l’oreille de la belle Grenadine :
- Divine Aminte, lui dit-il tout bas, je me sers du privilège que je me suis réservé, et quand tous les musiciens du roi seraient des Amphions, des Arions et des Orphées, je ne vous permettrai pas de les écouter à mon préjudice.
- Si ceux qui chantent vous entendaient, lui répondit-elle, vous n’auriez guère de part en leurs bonnes grâces, car vous savez que ces gens-là n’entendent pas raillerie lorsqu’il est question de n’être pas écoutés.
- Quand je devrais armer toute la symphonie contre moi, lui répliqua-t-il, je ne m’empêcherai pas de vous dire que je vous aime.
- Mais vous m’armerez avec elle, reprit Aminte, si vous continuez de me parler ainsi, et je m’assure que vous trouverez après qu’il eût mieux valu que vous eussiez écouté de belles voix de luths et des théorbes, des violes et des clavecins qu’une personne fière et irritée qui ne songera qu’à vous punir et qu’à se venger de votre témérité.
- Ah, cruelle Aminte, lui répliqua-t-il, vous ne savez pas que la voix de la personne que l’on adore est la plus belle voix du monde ; qu’elle est plus douce aux oreilles d’un amant que toute l’harmonie de la terre et que ce qu’elle répond de peu favorable n’est qu’un ton de chromatique qui relève encore ce qu’elle dit après de plus doux.
- Vous êtes si peu sage, reprit Aminte en riant, que vous commencez à me donner lieu de vous plaindre au lieu de me donner sujet de me fâcher.
- C’est là tout ce que je demande, lui répondit-il, et pourvu que vous me plaigniez, que je sois sage ou insensé, je serai toujours bienheureux.
- Demeurons du moins dans les termes de nos conditions, lui dit la belle Grenadine. Et puisque la musique cesse de chanter, cessez de parler et me laissez écouter la comédie, dont je vois déjà le premier acteur qui paraît, si vous ne voulez que vous fasse un ennemi de Riquelme qui l’a composée et que je l’oblige à nous venger tous deux de vous par une satire.

En disant cela, elle se tut et lui fit signe de la main qu’il se tût aussi. Il lui obéit en soupirant et en levant les épaules, comme pour se plaindre tacitement de sa rigueur. Et tant que le premier acte dura, il ne lui parla plus que des yeux. Mais à peine fut-il fini et à peine les voix et les instruments eurent-ils recommencé de se faire entendre qu'il recommença cette secrète conversation qu'il avait ouverte avec la pièce, sans s'amuser, comme tout le reste de la compagnie, à donner des louanges au poème ni au poète et à faire des exclamations sur la conduite de l’ouvrage et sur les beaux vers ;car, à dire les choses comme elles sont, il en aurait été mauvais juge, n’en ayant pas écouté une parole, tant son amour et la vue d'Aminte l'avaient occupé. Néanmoins, comme il avait une idée générale du sujet de cette tragédie, pour l'avoir lue dans Sophocle et dans Sénèque, et que les personnages, en ne lui touchant guère l’esprit, lui avaient pourtant frappé les yeux, il n’hésita pas de prendre sujet de parler de ce qu'il venait de voir et de ce que les autres venaient d'entendre.

– Inexorable personne que vous êtes, lui dit-il, comme la tragédie a été inventée pour instruire en divertissant, profitez un peu de l'exemple que fournit ce beau poème et soyez bonne comme Antigone plutôt que cruelle comme Créon, car il me semble qu'il est plus naturel et plus séant qu’une fille imite une fille et qu’une belle imite une belle, que de s'aller piquer de ressembler à un vieux tyran que l'on a haï toutes les fois qu'il a paru sur le théâtre.
– Vous avez si mal écouté la pièce, lui répondit la belle Grenadine, que je pense que vous devinez ce que les autres ont vu.
– Mais vous ne l'avez pas trop bien écoutée vous-même, lui répliqua-t-il en riant, puisque vous savez si précisément ce que j’ai fait, car il faut nécessairement que vous m'ayez regardée plus souvent que les personnages de la tragédie.
– N’en tirez pourtant pas de vanité, si vous m'en croyez, lui repartit Aminte, car je vous assure que mes regards ne vous ont pas été avantageux. - Vous ne sauriez pourtant me regarder, lui répliqua-t-il, sans que j’en tire un grand avantage, et j’aime beaucoup mieux être vu de vous que de voir toute la cour de Thèbes. Mais, cruelle personne que vous êtes, ajouta ce marquis, êtes-vous résolue de faire que le poète ait perdu ses vers et son temps ? Ne voulez-vous point vous laisser instruire à sa morale ? Et ne sauriez-vous devenir bonne en voyant la bonté d'Antigone qui conduit son père aveugle si bonnement ? – Non, non, lui répondit Aminte, en riant comme lui, n’attendez pas que je profite de cet exemple et, quelque aveugle que vous soyez, ne vous imaginez pas que j’aille vous conduire comme cette vertueuse fille conduit Oedipe, car vous n’êtes pas mon père comme il est le sien et je suis fort trompée si j’allais me confiner comme elle sur le Mont Citheron, pour vous y suivre et pour vous y servir.
– Sans vanité, reprit-il, ma conversation vous y divertirait pourtant mieux que celle d’un véritable aveugle, car les aveugles comme moi (puisque vous dites que je le suis) ne laissent pas de voir que vous êtes la plus belle chose du monde et, comme ils ne sont pas muets, ils ne laisseraient pas de vous le dire, ce qui, à mon avis vous devrait bien autant plaire que toutes ces maximes horribles d'une politique enragée qu'a débitées ce vieux barbon couronné dont vous faites votre modèle.
– Ah Dom Alvare, dit-elle en riant, la musique cesse, c'est pourquoi cessez de parler, comme nous en sommes convenus ensemble.
– Cela est étrange, dit-il en frappant la terre du pied, et en se plaignant des musiciens, que des gens qu'ordinairement on ne saurait faire taire quand ils ont une fois commencé de chanter, s'avisent aujourd'hui de cesser si tôt pour me nuire. Ah ! qu'ils ont bien mérité la réputation qu'ils ont de bizarres, et que je suis obligé à celui qui la leur donna le premier !

Le Marquis de Montemajor dit cela avec un emportement qui fit rire Aminte. Néanmoins, elle lui imposa silence et elle se l'imposa à elle-même, voyant déjà commencer le second acte de la tragédie, de sorte quelle se mit à écouter, et lui à voir, comme ils avaient fait au premier. Mais à peine fut-il achevé que, remarquant que la belle Aminte applaudissait comme les autres et donnait comme eux des louanges au poème et à son auteur :
– O, la cruelle personne (dit-il avec un chagrin le plus agréable du monde) qui trouve beau que l'on n'enterre point les morts et qui veut inhumainement que les corbeaux mangent le corps du malheureux Polinice. Ah ! sans doute (poursuivit-il en frappant des mains), voilà comme elle me traitera, lorsque sa rigueur m'aura fait mourir, et si on l'en croit, je suis assuré de n'avoir point de sépulture. Mais si mes amis exécutent ma dernière volonté, j’en aurai pourtant une malgré elle, et je la recommande alors à mon épitaphe, où ses hauts faits seront gravés sur du bronze ou sur du marbre afin que la postérité le sache et qu'elle en conserve le beau souvenir. Car il n'y a rien de plus humain ni de plus illustre que de laisser ainsi manger les pauvres morts à des loups, ni qui mérite mieux d’être conservé en la mémoire des hommes jusques aux derniers siècles à venir.
– Ne m’accusez point sans raison, lui dit Aminte, d’un crime que je n'ai point commis, car je vous assure que j’ai été fort touchée de ce que j’ai vu.
– Oui, de plaisir, lui répondit Dom Alvare, et lorsque ce messager est venu raconter la funeste mort de ces deux frères qui se sont entretués ou réciter les particularités du combat de Polinice et d'Etéocle, je vous ai entendue crier plus de dix fois que cela était beau.
– Oui, les vers, lui répondit Aminte en riant toujours, mais non pas ce fratricide que je déteste.
– Les vers ? reprit brusquement Dom Alvare. Ah ! si on a eu raison de dire que les musiciens sont bizarres, l'on n'a pas eu tort d'assurer que les poètes sont fous. De ma vie je ne vis un tel dérèglement et une telle disproportion. Ce second acte est aussi long qu’une pièce entière et, quoique les poèmes dramatiques ne soient que de trois actes en Espagne, si le dernier est encore de la même longueur de celui-ci, nous passerons la nuit où nous sommes et la pièce ne sera pas dans les règles, car elle durera plus de vingt-quatre heures.
– Vous attribuez à l’auteur, répliqua la belle Aminte, ce qui ne vient que de votre impatience naturelle, car cet acte n'a point été plus long que l'autre.
– Ah cruelle personne, lui répondit le marquis, il vous a semblé court parce qu'il vous plaisait et j’ai vu la joie et la satisfaction sur votre visage et dans vos yeux, lorsque l'on a mis la pauvre Antigone en prison. Et ce qui surpasse toute cruauté et toute créance, lorsque ce vieux tyran de Corinthe et de Thèbes a commandé que l'on ensevelît cette princesse toute vivante dans une caverne et que l'on en murât l'entrée, je vous ai encore entendue crier que cela était merveilleux. Ainsi, lorsque l'on enterre et lorsque l'on n'enterre point, lorsque l'on traite les morts comme les vivants et les vivants comme les morts, tout cela vous donne une égale satisfaction et, préférablement à tous les personnages de la pièce, Créon a l'honneur de vos bonnes grâces et l'art de vous plaire.
– Ah pour cela, je n'en tombe pas d'accord, lui répondit Aminte, et l'infortunée Antigone et son malheureux amant Hémon me touchent bien davantage.
– Vous avez beau déguiser vos sentiments, reprit Don Alvare, je ne vous rétablirai point en votre bonne renommée, si vous ne me permettez de vous entretenir tant que ce dernier acte durera, car il est aisé de prévoir que ce méchant roi de Corinthe ne se laissera point fléchir et qu'il s'en va commettre des crimes qu'il n'est beau ni honnête qu’une fille regarde faire, elle dont le sexe semble l'obliger à la pitié.
– Je les regarderai pourtant, lui répondit Aminte, et si vous ne voulez me déplaire, vous me le laisserez regarder sans m'interrompre cependant encore une fois. Taisez-vous, car je vois mon bien-aimé Créon qui va parler.

Le Marquis de Montemajor lui obéit, mais à peine la tragédie fut-elle achevée que, se levant avec une feinte colère la plus agréable du monde : – Je l'avais bien prévu, lui dit-il, que vous alliez voir de belles affaires, car voilà une princesse innocente étranglée avec ses propres cheveux pour avoir fait une bonne action, un amant qui s'est poignardé sur le corps de sa maîtresse morte, un barbare père cause de la mort violente de sa fille et un autre père aveugle qui regrette la perte de tous ses enfants, et deux frères dont la haine vit encore après qu'ils ne vivent plus et qui se battent encore dans le tombeau en choquant leurs os contre leurs os, si nous en voulons croire l’histoire. Avouez du moins, poursuivit-il, que ma conversation eût été plus humaine que tout cela et que les douceurs que je vous eusse dites eussent bien valu les maximes enragées de votre roi corinthien.
– Avouez plutôt vous-même, reprit Aminte en se levant pour suivre la duchesse de Médine Sidonia qui s'en allait, que Riquelme est un fort grand poète et qu'il eût été difficile que votre prose m’eût aussi bien divertie que ses vers. En disant cela elle sortit et le marquis ne put lui répondre que par une profonde révérence et par des regards aussi passionnés que son cœur. Cependant, quoiqu'il eût été fort divertissant, il n'en fut pas plus heureux et, depuis ce jour là, Aminte évita soigneusement les occasions de le voir.

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Pour indiquer la provenance des citations : accompagner la référence de l’ouvrage cité de la mention « site Naissance de la critique dramatique »