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1671

La Gravette de Mayolas ; Charles Robinet, Lettres en vers

Paris, Chenault, 1671

Les Coquettes de Poisson à la Cour

Dans sa lettre du 19 septembre 1671, Robinet mentionne une représentation des Coquettes de Poisson à la cour, ce que fait le même jour Mayolas :

[Robinet]

Samedi dernier notre cour,
Dans son délicieux séjour
Du mignon château de Versailles,
Où l’on ne paie point de tailles
Se divertit, ce m’écrit-on
D’une assez galante façon,
Lors que le dieu de la lumière,
Terminant sa vaste carrière,
Eut fait place à sa claire soeur
Qu’aime un nocturne voyageur.
Alors, dis-je, dans la cour ronde
De ce lieu le plus beau du monde,
Nos deux augustes majestés
Ayant, sans doute, à leurs côtés,
Leur chère et royale famille,
En qui la pleine gloire brille,
Mon héros, à savoir, Monsieur,
De si riant extérieur,
Et, bref, tout aux environs d’elles,
Une troupe d’illustres belles
Et de courtisans, mêmement,
Qui formaient un cercle charmant,
Prirent l’ébat de ces Coquettes,
Que le seigneur Poisson a faites
Et qui tant que je ne sais quoi,
Divertirent notre grand Roi
Avec sa belle compagnie,
Laquelle admira le génie
De leur auteur facétieux,
Qui ne fut pas peu glorieux,
Des louanges, à lui, données,
Même des têtes couronnées.

[Mayolas] L’autre jour nos deux Majestés
Qui brillent de tous les côtés,
C’est-à-dire, le roi, la reine,
(Un des jours de l’autre semaine)
Pour m’expliquer plus clairement,
Eurent le divertissement
D’une charmante Comédie [Par la Troupe Royale.]
(Qui bannit la mélancolie)
Dans une des cours du château
Qui doit surpasser le plus beau

Charles Robinet, Lettres en vers à Monsieur, Paris, Chenault, 1671. [Mazarine, 296-A5-RES]


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