Fribourg inaugure sa maison des médias

Le 21 décembre 2018, Fribourg a inauguré sa nouvelle maison des médias : MEDIAParc. Celle-ci souhaite innover dans le domaine des multimédias et renforcer le lien entre les médias fribourgeois et la population.

Le site accueillera dans la commune de Villars-sur-Glâne Radio Fribourg et la régie publicitaire MediaPub, toutes deux propriétaires des locaux, mais aussi l’antenne fribourgeoise de la chaîne de télévision La Télé, le site d’information Sept.info ainsi que le média en ligne singinois Skippr. Près de 80 collaborateurs fixes et autant de freelances travailleront dans ce vaste complexe équipé d’une cellule numérique, de studios radio équipés de caméras et d’un plateau télé.

 

« Le centre des médias Mediaparc prend son envol », La Liberté, 3 décembre 2018.

« MEDIAParc devient réalité », communiqué de presse, 3 décembre 2018.

« Fribourg va bientôt disposer d’une maison des médias », Le Temps, 11 octobre 2018.

Séminaire: Cultures médiatiques et régimes informationnels

Cet automne 2018, le centre des sciences historiques de la culture (SHC) de l’Université de Lausanne propose un ensemble de cours et de séminaires sur les « Cultures médiatiques et régimes informationnels? ». Dans ce cadre, Marie-Eve Thérenty, professeure de littérature française à l’Université Paul-Valéry Montpellier III et spécialiste des relations entre presse et littérature, analyse, dans une perspective historique, la production de formes médiatiques au statut hybride.

Présentation:

« Le débat contemporain concernant les fake news montre la difficulté à s’accorder sur ce qui peut être accepté comme de l’information. Du XIXsiècle jusqu’à aujourd’hui, la presse écrite a été l’atelier de fabrication de très nombreuses productions médiatiques au statut hybride : romans-feuilletons, contes, caricatures, dessins de presse mais aussi reportages romancés, cinéromans, romans-photos, bandes dessinées etc qui constituent le socle des cultures médiatiques et sérielles contemporaines. A l’intersection de l’histoire, des études culturelles, littéraires et communicationnelles, ce cours-bloc voudrait expliquer la généalogie et la mediapoétique de ces formes, en faire l’histoire (productions et usages) jusqu’à leur transformation contemporaine mais également comprendre quelle est leur place dans la production de l’information. »

 

 

Prochaines conférences les 8 et 9 puis les 29 et 30 novembre 2018.

Toutes les informations ici.

 

Conférence: L’image et l’histoire des « fake news »

Le cycle de conférences « Histoire vivante » organisé par la Maison de l’Histoire de l’Université de Genève propose, le 4 octobre 2018, une rencontre autour de « L’image et l’histoire des fake news ». Vanessa Schwartz, historienne de la culture visuelle contemporaine et professeure d’histoire, d’histoire de l’art et de cinéma à l’Université de Californie du Sud, inscrira ce thème d’actualité dans une perspective historique et évoquera notamment l’émergence, à la fin du XIXe siècle, de la presse à grand tirage fondée sur l’image ou encore l’influence du photoreportage lors de l’affaire Dreyfus.

Extrait de la présentation:

« Mensonge, propagande, désinformation, intox, et maintenant fake news. Tous ces termes ont une histoire qui en dit long sur le rôle de l’information dans les sociétés concernées, et sur ces sociétés elles-mêmes.

Les faits sur lesquels on fonde l’information peuvent être établis et mis en récit verbalement ou visuellement. Quand on cherche à distinguer le vrai du faux, cette distinction est-elle pertinente ? Dans quelle mesure la part du discours et de l’image change-t-elle quelque chose au débat sur le vrai et le faux, et dans quel sens ? Telle est la question posée par cette conférence. »

 

Consulter également le programme du cours public « The Historians. Les séries TV décryptées par les historiens » pour cet automne 2018.

Vanessa Schwartz interviendra également à l’Université de Genève les 9 et 10 octobre 2018 lors de l’atelier doctoral « Apports et enjeux du tournant visuel des sciences sociales » et parlera le 11 octobre de l’avènement du jet et de la culture de la mobilité « Fluid Motion: The Jet Age Airport and Flow ».

« La Fabrique de l’information », France Culture

L’émission La Fabrique de l’histoire sur France culture termine sa saison avec une série d’épisodes consacrés à la fabrique de l’information. La semaine du 25 juin 2018 a déroulé l’histoire de la production, des circulations mais aussi des falsifications de l’information à travers quatre études de cas: Circulation et falsification des nouvelles au XVIIIe siècle ; L’affaire Eugène Dieudonné ou la fabrication d’un évènement médiatique ; Annoncer la mort du Roi (Henri IV et Louis XIV) et La fausse information de la Gazette à Twitter. Ce dernier sujet s’appuie sur la dernière parution de la revue Le Temps des médias qui s’interroge sur la notion de fake news du XVIe siècle à nos jours.

 

Photos anthropométriques d’Eugène Dieudonné en 1912

Neues Bundesgesetz über elektronische Medien

Mit dem neuen Mediengesetz – genannt BGeM – will Bundesrätin Doris Leuthard die technologischen und ökonomischen Entwicklungen der Medienbranche sowie das veränderte Mediennutzungsverhalten gesetzlich regeln. Der Fokus liegt folglich auf den elektronischen Medien. Aber auch klassische SRG-Radio- und TV-Programme sind betroffen. Neu wird eine unabhängige Kommission für elektronische Medien geschaffen, die den Auftrag hat, die Konzession für die SRG festzulegen und Leistungsaufträge an Private zu vergeben. Ausserdem wird sie eine Kontroll- und Bestrafungsfunktion einnehmen, dann nämlich, wenn Konzessionsvorgaben von Medienakteuren verletzt würden. Eine Übersicht über die Kommentare und die Berichterstattung der Medien in der Deutschschweiz.

Neue Zürcher Zeitung

«In einer Hinsicht ändert sich allerdings wenig: Die SRG behält ihre privilegierte Stellung. Sie steht weiterhin im Zentrum der Medienförderung. Ein Grossteil der ab dem kommenden Jahr von den Haushalten zu bezahlenden Abgabe kommt dem nationalen Rundfunk zugute. Der Auftrag der SRG wird teilweise ausgedehnt. So soll sie regelmässig im täglichen Informationsangebot, das von grossen Teilen des Publikums beachtet wird, über die jeweils anderen Sprachregionen berichten.»

Lesen Sie hier den Artikel

«Ein revolutionärer Akt ist das Papier keineswegs. Im Kern bestätigt es die derzeitige Ordnung, die vor allem auf die Hege und Pflege der SRG ausgerichtet ist. Deren Dominanz im elektronischen Sektor soll unangetastet bleiben.»

Lesen Sie hier den Kommentar von Rainer Stadler

Tagesanzeiger

«Der Bundesrat hat die Vernehmlassung zum neuen Gesetz über elektronische Medien eröffnet. Die Online-Mediennutzung nehme zu, sagte Medienministerin Doris Leuthard am Donnerstag in Bern. Service public müsse dort präsent sein, wo das Publikum sei. Online-Medien sollen aber nur unterstützt werden, wenn sie hauptsächlich Audio- und Videoinhalte anbieten. Damit will der Bundesrat die Presse vor subventionierter Konkurrenz schützen. Für eine direkte Förderung von Zeitungen – ob gedruckt oder online – fehlt ohnehin die Verfassungsgrundlage, wie Leuthard betonte.»

Lesen Sie hier den Artikel.

«Der Plan des Bundesrats, neben Radio- und Fernsehstationen auch Online-Medien mit Audio- und Videoinhalten Geld aus der Medienabgabe zukommen zu lassen, scheidet die Geister. SVP und FDP lehnen das Vorhaben ab, SP und CVP unterstützen es.»

Erfahren Sie hier, welche Meinungen die jeweiligen Parteien und Verbände vertreten.

AZ Medien

«Die Schlacht war mit der gewonnenen Abstimmung der No-Billag-Initiative geschlagen und gewonnen. Entspannt hat die SRG deshalb dem neuen Mediengesetz entgegenblicken können, das nun als Entwurf vorliegt: Es unterstreicht wie erwartet die Bedeutung des öffentlich-rechtlichen Rundfunks.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Blick

«Welche bestehenden Online-Angebote in den Genuss von Geldern kommen könnten, wollte Leuthard nicht sagen. Es müssen hauptsächlich Audio und Videoinhalte angeboten werden. Dies um die klassischen Printtitel nicht weiter zu konkurrenzieren.»

Lesen Sie hier den Artikel.

Basler Zeitung 

« In der Schweiz gab es bislang immer einen Konsens, dass direkte Medienförderung abzulehnen ist. Der Staat soll keinen Einfluss nehmen auf die einzelnen Angebote und diese nicht bewerten. Wenn der Bundesrat dies ändern will, ist eine verfassungsmässige Grundlage unumgänglich. Es ist mir schleierhaft, was den Bundesrat dazu gebracht hat, solche Vorschläge zu publizieren.» 

Lesen Sie hier das Interview mit Gregor Rutz, SVP-Nationalrat und Vorstand der Aktion Medienfreiheit.

Auch die francophonen Medien haben den Gesetzesentwurf kommentiert und über seine Form berichtet. Hier erhalten Sie eine Übersicht über die Presseerzeugnisse der Westschweiz zu diesem Anlass.

Nouvelle loi sur les médias électroniques

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite » – Ce titre d’un article du Temps reflète bien la réaction des journaux romands au projet de loi sur les médias que propose la Conseillère fédérale Doris Leuthard. La presse se sent effectivement la grande oubliée du texte, qui prévoit de lui accorder une aide de 2% de la redevance. La SSR quant à elle est confortée dans son rôle de service public, mais voit sa marge de manœuvre légèrement réduite. Pour finir, « la grande innovation » du projet est la création d’une nouvelle autorité, la Commission des médias électroniques, qui s’annonce « omnipotente », toujours selon le quotidien romand.

« Médias électroniques: un projet de loi qui oublie la presse écrite« , Le Temps du 21 juin.

« Loi sur les médias: une part de la redevance financera les offres à la demande sur Internet« , Le Nouvelliste du 21 juin.

« Le Conseil fédéral dessine les contours du futur paysage audiovisuel suisse« , RTS.ch

« Berne veut baliser l’avenir du paysage audiovisuel« , La Tribune de Genève du 21 juin.

« Leuthard mise tout sur la radio-TV et néglige la presse« , 24 Heures du 22 juin.

« La loi sur les médias électroniques, « un raisonnement de fonctionnaires »« , interview de Pierre Steulet, patron des radios de l’Arc jurassien dans La Matinale de La Première, RTS, 22 juin.

 

La fin du Matin imprimé

Le jeudi 7 juin, Tamedia confirme la disparition de la version papier du quotidien Le Matin. A partir du 22 juillet prochain, le journal ne paraîtra qu’en ligne, avec comme conséquence une quarantaine d’emplois menacés.

« Les syndicats ont réagi avec véhémence, relaie Le Courrier, L’annonce de Tamedia survient alors qu’une procédure est en cours devant l’Office de conciliation vaudois pour sauver Le Matin papier et demander un gel des licenciements sur deux ans. Pour Impressum et syndicom, l’éditeur zurichois se conduit comme le “croque-mort” de la diversité de la presse en Suisse romande » 

Dans les médias romands:

En plus: Le dossier du Courrier sur « La diversité de la presse en danger »

 

 

Mieux vaut en rire: histoire de la presse satirique romande

Jusqu’au 24 novembre 2018, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (site Riponne) propose une exposition sur l’histoire de la presse satirique romande. Elle est le résultat d’un séminaire en histoire de l’art de l’Université de Lausanne et a donc été réalisée avec la participation d’étudiant.e.s en bachelor.

Les visiteurs pourront y découvrir un large choix de journaux satiriques romands, publiés de 1830 à nos jours, qui dialoguent aussi avec quelques homologues parisiens. C’est ainsi des pans de l’histoire politique, sociale et culturelle de la Suisse romande que cette exposition évoque à travers l’humour de la satire.

Le commissaire de l’exposition, Philippe Kaenel (Faculté des lettres, UNIL) et Silvio Corsini (conservateur de la Réserve précieuse de la BCUL) étaient les invités de l’émission Nectar du 30 mai pour en parler.

  • Écouter l’émission Nectar du 30.5.18
  • Un article sur l’exposition sur les site des actualités de l’Unil.
  • Le site web du projet qui propose des galeries d’images, des témoignages vidéo et des travaux de séminaire pour éclairer le corpus exposé.

Le monde publicitaire suisse entre déclin et renouveau

La régie publicitaire Publicitas, ancien leader de la commercialisation publicitaire, fait face aux départs de ses plus importants éditeurs. A cause de défauts de paiement, AZ Medien, Corriere del Ticino, NZZ, Tamedia et Media Suisses, entre autres, mettent successivement fin à leurs engagements depuis la fin du mois d’avril 2018. Ces entreprises souhaitent désormais créer une nouvelle société ayant pour vocation de soutenir les clients publicitaires et éditeurs. Affaire à suivre.

« Tamedia met fin avec effet immédiat à sa relation avec Publicitas », RTS info, 25 avril 2018

« Le long déclin de l’empire Publicitas », Le Temps, 26 avril 2018

« Plusieurs éditeurs suisses veulent créer une nouvelle société publicitaire », RTS info, 30 avril 2018

Medienlandschaft Schweiz unter Sparzwang

In einem Monat, am 09.05.2018 feiert Tamedia, das grösste private Medienhaus der Schweiz, seinen 125 jährigen Geburtstag. Dunkle Wolken hängen über dem Unternehmen, wenn man dem Bericht der NZZ Glauben schenkt. Nicht nur boykottierten Mitarbeiter das geplante Fest, die Angestellten müssten künftig mit Sparübungen und Entlassungen rechnen. Die NZZ berief sich in ihrem Artikel auf Informationen der anonymen Betreibern des Twitter Accounts Inside-Tamedia.

« Tatsächlich wird immer klarer, dass bei Tamedia eine Entlassungswelle bevorsteht. «Die Verunsicherung nimmt stark zu», sagt Jürg Steiner, Präsident der «BZ»-Peko. «Illusionen macht sich niemand mehr.» Per Anfang Jahr sind bekanntlich die überregionalen Ressorts sämtlicher Tamedia-Titel in der Deutschschweiz und der Romandie zusammengelegt worden. Das deutschsprachige Publikum wird nun mit einem beinahe identischen Mantelteil aus der Zürcher Zentralredaktion versorgt – egal, ob es die «Zürichsee-Zeitung», das «Thuner Tagblatt» oder den «Tages-Anzeiger» abonniert hat. » 

Den Bericht können Sie hier lesen.

Neben Tamedia muss auch die SRG SSR sparen. Nach der No-Billag-Initiative prüft das staatliche audiovisuelle Medienhaus im Rahmen des Effizienzsteigerungs- und Reinvestitionsplans ein Umzug der Radioredaktion von Bern nach Zürich, wie die Berner Zeitung verlauten liess. Was aber nicht ohne Probleme geschehen würde:

« Die Vorteile der Konzentration in Zürich liegen auf der Hand: Die Informationsinhalte für TV, Radio und Online könnten am selben Standort hergestellt werden.Klar ist aber auch: Die Regionalredaktion Bern, Freiburg, Wallis, die Bundeshausredaktion sowie einige Fachredaktionen Inland würden nicht aus Bern ab­gezogen. «Bern bleibt als Produktionsstandort in jedem Fall zentral», bemüht sich SRF um einen föderalistischen Diskurs. »

Den Bericht können Sie hier lesen.

 

 

https://www.nzz.ch/schweiz/tamedia-die-stimmung-ist-auf-dem-tiefpunkt-ld.1374183